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Lutte antiacridienne  : besoin d’un million de dollars par an

Lutte antiacridienne  : besoin d’un million de dollars par an

Madagascar est actuellement dans la troisième phase du programme triennal de lutte antiacridienne qui prendra fin en juin prochain. L’objectif de la campagne est le retour au stade de rémission de l’invasion de criquet migrateur.

«Pour mener à bien cette lutte préventive, il faudrait que le ministère ait à sa disposition un budget annuel d’un millions de dollars», a affirmé Patrice Talla Takoukam, représentant de la FAO à Madagascar, lors d’une rencontre avec la presse en fin de semaine. «Durant la campagne triennale, nous dépensons 37 à 40 millions de dollars, ce qui représente 40 années de prévention. Or, ce fonds aurait pu être alloué à d’autres secteurs de développement», a-t-il évoqué. C’est pourquoi la FAO a toujours insisté auprès des autorités pour que la lutte antiacridienne soit inscrite comme priorité nationale. «Si la lutte n’est pas achevée, le risque de nouvelles invasions est très sérieux. La condition sine qua non pour que cette lutte réussisse, c’est d’avoir constamment ce montant», a-t-il affirmé.

Les prévisions de traitement au début de cette campagne étaient de 300 à 400 mille hectares. «A ce jour, nous avons traité plus de 200 mille ha. Nous sommes sur la bonne voie. Nous avons toujours une base aérienne qui est déployée actuellement à Befandriana et qui continue les prospections et les opérations de lutte», a fait savoir Francesco Mancini, chargé des opérations de la FAO à Madagascar, Comores, Maurice et aux Seychelles. «Les interventions aériennes se poursuivent mais sur des petits essaims et non comme dans le cas de la première et deuxième phase de la campagne», a-t-il assuré.

Patrice talla Takoukam a tenu à préciser que «l’objet de la campagne n’est pas d’éradiquer les criquets, mais d’arriver à une situation de rémission. Les criquets sont des espèces endémiques à Madagascar, ils font partie de l’écosystème du pays. Les éliminer causera des problèmes environnementaux. Ces criquets sont dangereux au moment où ils vont au-delà de leur état naturel». En tout cas, le renforcement des capacités des techniciens de la Comité nationale antiacridienne (CNA) doit toujours se poursuivre.

Arh.

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