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Boeny : la pisciculture, plus rentable que la riziculture

Boeny : la pisciculture, plus rentable que la riziculture

Nombre de riziculteurs de Boeny se sont mis à pratiquer l’aquaculture. Ils ont transformé une partie de leurs rizières en bassins. En effet, la pisciculture s’avère être plus rémunératrice que la riziculture, à en croire les aquaculteurs du Nord-ouest.

Dans ces zones productrices, le prix du tilapia fluctue autour de 5.000 ar/kg. Or, un bassin de 300 m2 produit 100 à 120 kg de poissons tous les cinq mois, a expliqué Victorien Rakotonirina, pisciculteur de Marovoay. «En effet, depuis 2011 où je me suis mis dans l’aquaculture, cela nous rapporte beaucoup plus de revenus sans toutefois renoncer à la riziculture», nous a-t-il confié.

«La construction de bassin constitue les plus grands travaux. Avec la riziculture, on a besoin de près de 400.000 ar pour travailler un hectare de rizière. Or construire un bassin de 200 m2 revient à 300.000 ar», a expliqué notre pisciculteur avant d’ajouter que «comme alimentation des poissons, nous achetons seulement le ‘mongo’ ou ‘ampombo’ mais les planctons et les herbes (ramilamina, savampitika…) foisonnent, sans qu’il n’est besoin d’en acheter».

Avec l’existence du lac Kinkony, deuxième grand lac de Madagascar après l’Alaotra, et la vulgarisation de la pisciculture, le Boeny produit en moyenne 100 tonnes de poissons d’eau douce par an. «A part l’approvisionnement des marchés de la région, cette production est principalement écoulée à Antananarivo, ainsi qu’à Ambositra et même jusqu’à Toamasina», a expliqué Noel Etienne Rakotonirina, directeur régional des ressources halieutiques et de la pêche dans le Boeny.

Appui du Patima

De 2010 à 2014, l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) a appuyé le ministère des Ressources halieutiques et de la pêche par le Projet d’aquaculture de tilapia à Mahajanga (Patima). C’est en effet un projet qui cherche à vulgariser l’aquaculture de tilapia afin d’améliorer les moyens de subsistance des exploitants agricoles dans les districts de Mahajanga II, Marovoay et Ambato-Boeny.

«A la suite de l’évaluation finale du projet, le MRAHP et la Jica ont jugé une nécessité de coopération de suivi. Et après neuf mois d’activités de la phase de suivi Patima, les résultats sont palpables, car les capacités techniques des 25 pisciculteurs modèles et des réseaux de pisciculteurs ont été renforcées dans les trois districts pilotes», a affirmé Yoko Matsuya, conseillère en formation de projet de la Jica Madagascar, à l’occasion du séminaire de restitution du Patima, jeudi dernier.

Elargir les actions vers d’autres régions

En fait, la majorité de ces pisciculteurs modèles sont capables de former et de superviser de nouveaux pisciculteurs. Durant la première phase de Patima, les initiateurs du projet et techniciens ont installé 359 pisciculteurs avec les 25 pisciculteurs modèles et producteurs d’alevins et ont formé 1.146 pisciculteurs. «Mais ces résultats semblent encore insatisfaisants pour atteindre l’objectif. C’est la raison pour laquelle le MRHP a envoyé auprès de la Jica une requête de financement pour un projet de coopération de suivi», a déclaré Jean Jacques Rasamoelina, secrétaire général du MRHP. Ce, dans le but de consolider les acquis et d’élargir les actions vers d’autres régions potentielles aux fins d’orienter les stratégies nationales pour le développement de la pisciculture à Madagascar qui dispose de 900 mille hectares favorables à la rizipisciculture, dont 150 mille pour la pisciculture.

Le projet de suivi Patima prendra fin ce mois de mars. Outre la poursuite de la vulgarisation dans ces trois districts pilotes du Boeny, les initiateurs du projet comptent également diffuser la technique à Mitsinjo.

Arh.

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