Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Dépenses publiques : répartition inéquitable dans les secteurs sociaux

Dépenses publiques : répartition inéquitable dans les secteurs sociaux

Une répartition inéquitable des dépenses publiques dans les secteurs sociaux est constatée à Madagascar ces cinq dernières années, notamment en matière de santé  et d’éducation. Une concentration centralisée du budget semble être la règle actuellement.

Ces cinq dernières années, l’on constate une absence de répartition équitable des dépenses publiques dans les secteurs sociaux, particulièrement dans les domaines de l’éducation et de la santé. C’est en substance le constat de la Banque mondiale et de l’Unicef lors de la présentation de la «Revue des dépenses publiques relatives aux secteurs sociaux», hier au DLC Anosy. Cette répartition inéquitable du budget se présente sous plusieurs formes.

Le financement national de l’éducation et de la santé est affecté essentiellement vers les dépenses salariales. «Les dépenses nationales de Madagascar pour l’éducation et la santé sont essentiellement dirigées vers les salaires en augmentation rapide, laissant peu de place au financement de nombreux autres aspects. Dans les deux secteurs, les dépenses sont très centralisées, ce qui peut entraîner des retards dans le transfert des ressources et un manque d’alignement avec les besoins locaux», peut-on noter dans ce rapport. Concernant le ministère de la Santé en particulier, plus de 172 milliards d’ariary ont été alloués aux salaires en 2015, soit 50% du budget annuel du ministère, a expliqué le Dr. Vololontsoa Tiana Lalaoharijaona, directeur de la Planification au sein du ministère de la Santé. La fermeture de certains centres de santé dans divers districts et la vétusté des infrastructures en sont les conséquences.

«Les deux secteurs sont largement sous-financés et leur priorisation dans le budget général du gouvernement est différente. Les dépenses publiques intérieures sont complétées par une importante aide extérieure dans le secteur de la santé et des contributions substantielles des ménages aussi bien à l’éducation qu’à la santé», relève-t-on en outre dans le rapport. A titre d’exemple, Madagascar n’alloue actuellement que 2,75% du PIB soit près de 21% du budget de l’Etat à l’éducation. Le secteur reste fortement centralisé en termes d’exécution budgétaire malgré un cadre de gestion des écoles bien établi. Ce qui paraît très peu par rapport au budget alloué à ce secteur par certains pays de même rang que Madagascar comme le Cameroun, le Sénégal ou encore le Rwanda.

La transparence, un élément-clé

«Il est important pour Madagascar de veiller à optimiser les dépenses publiques. La transparence des dépenses budgétaires est un élément-clé de la bonne gouvernance, et l’expérience de plusieurs pays montre qu’elle aide à améliorer l’effectivité, l’efficacité et l’équité du processus budgétaire», souligne Coralie Gevers, Country manager de la Banque mondiale, institution qui intervient dans les secteurs sociaux à travers le financement de plusieurs projets consacrés à l’éducation, la santé et la nutrition. «Ceci est un processus important de redevabilité afin que le gouvernement assure le respect des droits de l’enfant et que l’accès à l’éducation et aux soins sanitaires des populations les plus vulnérables soit garanti», a expliqué pour sa part Elke Wisch, représentante de l’Unicef.

Les défis à relever sont nombreux pour le pays notamment depuis les années de crise, il faut maintenant améliorer la situation et cette revue est un moyen de partager les informations et les analyses qui peuvent servir à améliorer la qualité de services notamment pour les plus vulnérables.

 Arh.

Les commentaires sont fermées.