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Mise en œuvre de l ’ ACD : entêtement suicidaire

Mise en œuvre de l ’ ACD : entêtement suicidaire

Les problèmes d’Ambatovy face à la mise en vigueur du système Advance cargo declaration (ACD) au niveau du port de Toamasina restent irrésolus, en dépit d’un accord qui aurait été conclu entre la compagnie minière et l’Etat, comme il a été rapporté récemment dans nos colonnes.

L’accord qui aurait été conclu résulte du respect de la Loi sur les grands  investissements miniers (LGIM) stipulant clairement que la compagnie Ambatovy n’est pas concernée par les charges supplémentaires prévues par l’ACD. Mais si l’accord soi-disant trouvé entre les deux parties devrait être suivi d’une signature de convention, ce ne sera pas encore le cas. A vrai dire, cet accord serait encore loin d’être finalisé puisque les responsables concernés se revoient la balle quant aux décisions y afférentes à prendre, malgré tout.

Si le ministre du Tourisme, des transports et de la météorologie, Ulrich Andriantiana a annoncé que l’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF) a déjà été avisée de ne pas appliquer les redevances ACD à Ambatovy, l’APMF refuse d’appliquer la consigne. Devant cette situation, on se demande si le ministre lui-même a véritablement avisé l’APMF, vu que la totale confusion persiste sur cette affaire. En attendant une prise réelle de conscience de la part de l’Etat, la situation d’Ambatovy empire et s’aggrave.

Impacts sévères

En tout cas, cette politique de l’autruche ne fait que causer du dommage à Ambatovy. Alors que des containers de souffre appartenant à la compagnie minière sont bloqués au port de Toamasina et un bateau transportant du charbon est attendu d’ici peu, plus précisément la semaine prochaine, en haut lieu on se rejette les responsabilités les uns sur les autres pour une question de signature.

A noter que ces matières premières sont toutes nécessaires pour faire tourner les usines d’Ambatovy. Et au cas où ce problème lié à l’ACD n’est pas résolu rapidement, la production de la compagnie s’arrêtera. Et les 7 000 salariés (directs et contractants) risquent le chômage technique vu la situation actuelle, ce qui affectera la vie de 7000 ménages liés aux activités d’Ambatovy.

Par ailleurs, les achats effectués par Ambatovy, estimés à 1 million de dollars risquent également d’être interrompus. Ce qui entrainera inévitablement une forte dépréciation de l’ariary vu qu’Ambatovy contribue aux rentrées de devises du pays avec près de 2 millions de dollars par jour.

Immaturité et bouc émissaire

La confusion dans cette affaire résulte-t-elle de l’inconstance et de l’immaturité du ministre des Transports ? Est-il capable de donner des ordres en tant que premier responsable, est-il écouté par les autres responsables, notamment par ses subordonnées ? Autant de questions qui restent sans réponse. Il est toutefois sûr que le ministre des Transports reçoit des consignes sur la question ACD-Ambatovy. Seulement on se demande pourquoi il y a autant de différences entre ses déclarations et ses actions. Est-il vraiment capable de prendre des décisions ?

Vu la situation actuelle, le ministre semble être le bouc émissaire dans ce dossier qui affecte gravement l’économie du pays. Les véritables décisionnaires semblent s’en sortir aisément et continuent à créer toutes sortes de systèmes en faveur de leurs propres intérêts dans le pays. Il est évident que ces intérêts personnels toujours mis en avant finiront par sacrifier ceux du pays. Une situation qui finira également par nuire à l’image de Madagascar sur le plan international, aux yeux des investisseurs qui portent un intérêt pour Madagascar. Il en est de même du cas des bailleurs de fonds, d’autant plus qu’une autre  mission d’évaluation du Fonds monétaire international (FMI) est attendue dans quelques jours pour évaluer les possibilités d’accès à la Facilité élargie de crédit (Fec) pour le pays. On se demande donc qui paiera les pots cassés dans cette affaire.

Haja R.

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