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Chronique : à toutes les sauces

Le parti politique Leader-Fanilo traverse une période critique. Des instants pénibles certes, pas pour autant péril en la demeure. D’autres organisations, parmi les importantes sur l’échiquier, ont connu

des secousses plus violentes durant ou à la sortie de crise. Certaines ont enregistré des hémorragies de cadres et d’adhérents, d’autres une partition en tendance 1, sensibilité 2… Guerre fratricide ?  Schisme ? On peut tout dire, la réalité est là, une bataille de leadership.

«Leader-Fanilo cherche leader désespérément». La facilité du jeu de mots en fait une formule tentante, mais éloigne de la réalité.

Au Leader-Fanilo la démocratie représente une valeur cardinale, dans la pratique l’élu de la majorité incarne de façon naturelle le rôle de leader. Ceux qui contestent cette démarche renient le système démocratique, font montre d’esprit pusillanime qui n’est pas la qualité noble singularisant un leader, et désavouant une valeur reconnue par le parti se mettent ipso-facto en marge.

En face, en supposant que les dirigeants en exercice ne possèdent pas le charisme que souhaite la poignée de contestataires, sous leur impulsion le parti retrouve vigueur, une présence à toutes les élections couronnée de réussites avec en prime la conquête de la présidence d’une institution de l’Etat. On ne va pas pinailler sur la définition du vocable leader, si ces réussites n’en font pas un, elles démontrent un art de l’efficacité. Si être leader c’est savoir aussi drainer les militants, la démonstration faite à Ivato a fait mieux que ce que n’ont jamais pu montrer même en fiction les pseudo-gardiens d’un temple vide. Si la rupture n’est pas officialisée par une réelle mainmise sur l’appareil du parti ou par la création d’une organisation dissidente, la rébellion n’a de vocation qu’à s’étouffer d’elle-même.

Les dirigeants de ce parti manifestent la faiblesse à accorder plus d’importance que ne mérite ce mouvement d’humeur, simple addition d’aigreurs générées par des frustrations, sauf s’il s’agit de manœuvres dans la perspective de 2018. Si tel est le cas, grosse déception pour les bailleurs de cette cabale. En confidence le Leader-Fanilo reconnait envisager cette échéance sans encore s’y atteler de tous ses efforts, avoue ne se préoccuper de désigner de si tôt un leader pour cette circonstance. De leur point de vue bien d’autres considérations précédent en obligations : des priorités pour le pays, et des urgences au sein du parti.

Léo Raz

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