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Chronique : autre que la gomme

Les grands avaleurs de kilomètres sur route à Madagascar avec des pneus identiques qu’en France ne peuvent que faire les 2/3 de trajet en comparaison. En France sur route on roule pourtant plus vite en conséquence on use davantage de gomme, seulement dans le pays ici les routes sont en lacets, les virages éprouvent surtout la carcasse du pneu. Il n’y a pas du reste que les routes pour faire subir par leur dessin une maltraitance aux pneumatiques, en ville l’état des rues par le relief les met à rude épreuve. Chaque passage par une crevasse laisse un bleu à la structure du pneu, et ce ne sont pas les trous qui font défaut sur la chaussée, il en existe pour tous les exercices : en taille de la surface, en dangerosité de profondeur, ceux que l’on peut éviter, ceux qui piègent par leur rapprochement les uns des autres, slalomer n’aboutit qu’à opérer un choix accidentel. On en rigole par dérision, mais par civisme on en rirait moins si on pensait au nombre de milliards que le pays perd dans les trous. A rouler dans Antananarivo, neuf un pneu est condamné à une espérance de roulement au mieux deux fois moindre que son alter ego circulant à Berlin, New-York ou Tokyo. Combien de véhicules ont à remplacer le train de pneu chaque année ? Combien d’entre eux auraient pu retarder d’un ou de deux ans cette opération si les rues étaient en bon état ? Que de laisser-aller du genre pourrait-on se dispenser pour éviter toute la gabegie qui caractérise la gouvernance ? Qui donc pense encore à équilibrer la balance entre exportation et importation, vieux concept désuet, le taux de croissance (croissance en quoi s’interroge le public) fait davantage tendance pour paraitre être au fait des choses. Le déficit de la balance commerciale rappelle que le pays est très dépendant malgré son indépendance. Si ce n’est honteux d’en parler pour le moins ça semble gêner. Plus on avance plus les chiffres dénoncent une aggravation du déséquilibre, avancer en reculant.

Du temps de la locomotive à vapeur, le trajet entre Antananarivo et Toamasina s’effectuait en 10 heures. Vint la loco diesel, s’installa aussi le jean-foutre : peu à peu quasi 20 heures pour relier les 340 kilomètres. Désormais fermeture de la ligne, des voies dangereuses pour permettre de faire rouler un train de voyageurs.

Sujet qui n’a rien à voir avec la gomme que l’on n’a pas consommée mais dont le pneu est déclassé. Vilain esprit d’escalier où se bousculent tous les symboles témoignant des gouvernances peu habiles à faire progresser.

Léo Raz

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