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Anjozorobe – Des militaires ouvrent le feu : des interrogations sur le commanditaire

Anjozorobe – Des militaires ouvrent le feu : des interrogations sur le commanditaire

Le litige opposant Alphonse Randrianarimiadana, titulaire du permis minier de la carrière de Marotsipohy, dans le district d’Anjozorobe, à Jean Yrmand,  loueur du site a tourné au drame suite à l’intervention des éléments de la gendarmerie outrepassant la loi en mitraillant la carrière, le 22 février dernier.

On aurait cru à un tournage d’un film d’action mettant au premier plan des gendarmes impitoyables qui font seules la loi. Loin d’une mise en scène, c’est tout simplement effrayant et invraisemblable pour les témoins car les faits sont réels. Commandités à distance par quelqu’un qui a décidé de passer outre la décision du tribunal, des gendarmes ont procéder à l’expulsion manu militari des occupants du site, plus précisément la carrière de Marotsipohy. Sans états d’âme et prêts à tout, ils se sont donc mis à mitrailler la carrière des heures durant et l’ont mise à sac avant de mettre le feu aux constructions érigées dans la carrière obligeant les occupants à prendre la fuite.

Un homme, sérieusement blessé est actuellement porté disparu puisqu’il n’a pu suivre ses compagnons dans leur fuite. Un autre blessé qui a été le dernier à l’avoir vu estime que ses chances de survie sont d’ailleurs très minces. Le sort des autres fuyards reste aussi inconnu puisqu’aucun n’a osé retourner à la carrière.

Des témoins ont reconnu que le commanditaire resté en retrait était le fils d’un dirigeant haut placé et que les gendarmes auteurs de la fusillade répondent aux noms de Ra-Glady et Ruffin.

A l’origine de l’histoire

Un contrat de location de 11 millions d’ariary par mois liait les deux parties depuis le 1er octobre 2015, le titulaire du permis a déjà perçu le loyer du mois en cours en plus des 20 millions d’ariary qu’il a demandés à titre d’avance. Mais, à partir du mois de décembre, 2×11 millions d’ariary ont dû être versés au Trésor public face au refus du propriétaire de les encaisser car il voulait déjà rompre le contrat au vu du très bon rendement de la carrière.

Jean Yrmand a porté l’affaire devant la justice qui lui a donné gain de cause, le 3 février dernier mais, parallèlement, une autre décision du Tribunal a été publiée le même jour en faveur de la partie adverse. La situation a obligé le loueur de la carrière à interjeter appel avec défense à exécution. L’arrêt de la Cour d’appel est attendu le 9 mars prochain mais un huissier de justice accompagné d’une dizaine de gendarmes s’est présenté sur les lieux le 22 février pour procéder à l’expulsion des exploitants suivant la décision de justice rendue par le Tribunal de première instance.

Le sieur Jean Yrmand étant absent du site, son représentant s’y est opposé, document à l’appui, en leur annonçant qu’un appel a été interjeté et que la décision qu’ils allaient exécuter est frappée d’une défense à exécution. Convaincus du bien-fondé de l’argument, l’huissier et les gendarmes se sont retirés et en ont avisé celui qui, placé en retrait, était vraisemblablement le commanditaire de l’opération.

Manou

Une réponse à "Anjozorobe – Des militaires ouvrent le feu : des interrogations sur le commanditaire"

  1. Cylab  24/02/2016 à 21:17

    Du gaspillage de balles pour mitrailler des “heures durant” sans victimes en face. On a dénombré des centaines ou milliers d’impacts?
    On aimerait avoir la version des forces de l’ordre.

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