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Madagascar il y a 100  ans : les Affaires (12)

(Suite.)

Ultime confrontation. Le Frère Raphaël est appelé à la barre

Le Président. – Nous allons faire défiler devant vous ceux qui vous ont dénoncé.

Ratsimiseta. – J’ai oui dire.

Ramanantoanina. – J’ai appris de Ravelonahina.

Ravelonahina. – D’après les on dit, aucune précision.

Randriamahefa. – Ça se répétait en cours de route.

Razafindrazaka. – Rien de précis, de Ramanantoandro.

Ramaromisa. – Par des on dit, rien de précis.

Razafindrazaka. – J’ai entendu parler par Ravelonahina.

Ramilijaona. – Je tiens la nouvelle de Ratantely.

Ratantely. – Par ouï dire.

Père Venance Manifatra

Le Président. – Nous allons faire défiler devant vous ceux qui vous ont dénoncé.

Razafindrabeso. – Je ne connais que d’après ce que m’a dit Ramilijaona.

Ramilijaona. – Je le tiens de Ratantely.

Ratantely. – Par ouï dire, par on dit.

Ratsimiseta. – Même condition, on m’a dit, par ouï dire.

Ramanantsoa. – Bruit vague des Sakelika, par ouï dire.

Randriamahefa. – Renseignements recueillis en cours de route, par ouï dire.

Razafimbada. – Par Ramanantoandro.

Ramaromisa. – Par ouï dire.

Ralaitsirofo. – De Ravelonahina.

Ravelonahina. – On me l’a dit.

Jeudi après-midi, les plaidoiries commencèrent, ce fut Me Baudin qui ouvrit le feu, exposant la genèse de l’affaire.

Puis ce furent Mes Lacaille, Favre, Bourgoin, Bruelle, Thuillier, Largey. La thèse générale est celle-ci. Il n’y a ni unité de volonté, ni unité de pensée, encore moins unité de direction. Pas de ressources, pas d’éléments. Il n’y a même pas tentative de complot.

Par contre, la défense admet que les inculpés sont coupables d’avoir fait partie d’une société secrète.

Me Largey estime qu’un des accusés méritait simplement une « fessée administrative », parce qu’après tout, le gamin dont il avait les intérêts à défendre s’est cru quelqu’un, étant quelque chose à 18 ans. Et s’il était quelque chose à cet âge, c’est la faute de l’administration. Il est évident qu’il est imprudent de confier des situations à peu près indépendantes à des jeunes gens sans expérience, enclins à l’orgueil, par conséquent susceptibles de manquer à tous leurs devoirs vis-à-vis du public avec qui ils sont en contact permanent. On trouvera certainement le moyen de remédier à cet état de choses.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

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