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Chronique – Le Sud : questions démagos, solutions dilatoires

Pauvre Sud, plus pauvre encore lorsqu’il ne sert de prétexte qu’à faire du spectacle à des fins politiques. De son sort, les politiques n’en font pas une priorité, question politesse pour ne pas dire qu’ils s’en foutent. La Ministre de la Population aurait-elle attendu de constater de visu avant de prendre la mesure de la misère pour ainsi s’en émouvoir et fondre en larmes ?

La question n’est pas de trouver une solution au problème de la sécheresse. La sécheresse est là et ses manifestations s’aggravent d’année en année. Le problème ne concerne même pas de trouver une solution aux difficultés que génère la sécheresse. Cette posture d’organiser atelier, congrès, et l’on ne sait quelle autre sorte de grand’messe pour donner le change, ne produit plus d’effet. Voilà 10, 20, 50 ans que les régimes qui se sont succédé usent du même spectacle, et les résultats vont en sens contraire.

Et si avant de parler de solution, l’on se pliait à exprimer une réelle volonté politique de sortir les populations du Sud des difficultés inhérentes à la sécheresse.

L’expression d’une réelle volonté ne s’arrête pas à prononcer des kabary, à tenir des réunions, à adopter des solutions bancales en rapport aux moyens, incongrues en considération de la réalité. Il revient en mémoire des constructions d’impluvium destinées à emmagasiner les eaux de pluies dans ces régions où les pluies se font désirer.

Les politiques disposent de l’autorité pour définir les objectifs, déterminer les moyens, aux techniciens de tous ordres la charge de mettre en œuvre études et chantiers. Dans ce schéma où place-t-on la nécessité de tenir des ateliers, fussent-ils de validation ? Simple plaisir des futilités inutiles !

Pour manifester honnêtement une solidarité nationale à ces populations qui souffrent, prendre soin de compter chaque sou ne serait pas un luxe. Les personnes dans la misère n’ignorent pas combien coûte l’organisation de ces spectacles, que valent les déplacements des grosses légumes du système ! Quelques individus aigris s’imaginent que les dons n’égalisent pas en coût les dépenses pour faire tous ces cinémas. En échange de quelques grains de riz de plus pourtant les populations se dispenseraient de ces spectacles, ratages de péplum.

Léo Raz

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