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Chronique : précipitation des manœuvres

Tous les états-majors des organisations politiques s’émeuvent de suspecter les autres de s’attacher déjà aux préparatifs de 2018. Elles n’ont pas tort, les prochaines présidentielles promettent spectacle et sport. Le départ arrive toutefois un peu tôt, cette perspective risque de focaliser tous les efforts et orienter en ce sens toutes les activités, bonjour l’ambiance adieu l’action de développement. Personne ne se déclare évidemment candidat, mais dans les camps adverses on n’hésite pas à désigner l’ennemi à abattre porteur respectif des prétentions de chaque parti.

Les organisations qui soutiennent la cause du Président en exercice prêtent le flanc à toutes les attaques à vouloir rentrer dans ce jeu. Certes les dirigeants du principal parti animateur actif du soutien à Hery Rajaonarimampianina manifestent une grande détermination pour gagner à sa cause une majorité dans toutes les institutions et dans le plus grand nombre des organes du système. Il est vrai que de telles majorités dont on a la maîtrise constituent un gage de stabilité contre les coups d’Etat de palais, mais elles ne suffisent pas à garantir une majorité question popularité. Par contre l’équipe au pouvoir peut disposer d’un atout que ne possèdent pas les concurrents : réussir le miracle de produire des effets tangibles conséquence de l’action que le gouvernement dit entreprendre. En deux ans et quelques mois ça relèverait d’un miracle pensent les plus crédules que le scepticisme commence à envahir en raison de la stagnation constatée à presque mi-parcours. Les adversaires déclarés estimant que c’est une utopie que d’y croire, d’un point de vue stratégique exploitent peut-être mal la situation sans mesurer combien il peut être plus machiavélique d’entretenir l’adversaire dans ses erreurs que de flétrir à l’avance ses toquades.

Le problème c’est qu’autant à ce que l’on raconte dans les hautes sphères du pouvoir on se suspecte de prétention secrète à vouloir être calife à la place du calife, autant à l’extérieur on soupçonne tout ami et adversaire de nourrir les mêmes ambitions que soi. Voila que s’installe une concurrence de dresser des chausse-trappes c’est à qui piègerait mieux l’autre. Deux techniques en pratique pour l’instant, tirer le tapis sous les pieds ou le faire monter au pinacle pour servir de pigeon sur lequel se concentrent les tirs de tous devenus en la circonstance des alliés objectifs.

Léo Raz

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