Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Insécurité : Toamasina plonge dans la violence

Insécurité : Toamasina plonge dans la violence

La situation sécuritaire dans la capitale économique de Madagascar est préoccupante. Les habitants en paient le prix fort.

Kidnapping, meurtre, attaque à main armée et vol à l’arrachée. Tous les ingrédients sont réunis pour affirmer que Toamasina a perdu de son calme d’antan.

La ville est entraînée de plus en plus dans la spirale de la violence. Pas plus tard que dans la nuit de mercredi, dans le quartier d’Andranomadio, un individu a profité du délestage pour amputer l’avant-bras droit d’un scootériste sans raison apparente. Le sang a giclé partout, maculant ainsi le scooter. Après son crime, le suspect a pris la fuite comme si de rien n’était, tandis que sa victime a été envoyée à l’hôpital de Toamasina.

Cette agression sauvage s’est produite quelques heures après la découverte du corps d’une trentenaire, découpée en huit morceaux, à Salazamay. Les enquêteurs travaillent actuellement d’arrache-pied en vue de tirer au clair ces deux affaires.

Par ailleurs, des sources locales ont fait part de quelques cas de disparition mystérieuse. «Des portefaix et des désœuvrés disparaissent sans laisser de traces. Certains d’entre eux sont retrouvés morts sans qu’on sache la cause», a expliqué la source. Interrogés au sujet de cette série de disparitions, les responsables des forces de l’ordre ont indiqué qu’aucune plainte de disparition ne leur est parvenue jusqu’ici. A ces cas s’ajoute la recrudescence des vols à l’arrachée commis par des individus circulant la plupart de temps en scooter.

A quel saint se vouer ?

A cet égard, n’en déplaise aux responsables, il faut reconnaître que rien ne va plus dans la ville portuaire si bien que les bandits dictent leur loi. Après la série de kidnappings qui ont eu lieu ces derniers temps dans la capitale de l’Est, la relation n’est plus au beau fixe entre les forces de l’ordre. Des dissensions ont vu aussi le jour entre les magistrats. Au milieu de tout cela, le citoyen lambda ne sait plus à quel saint se vouer et ne fait qu’encaisser les coups.

Les députés réagissent

De leur côté, les députés élus dans la région Atsinanana ont rencontré la presse hier et fait une déclaration commune sur la situation qui prévaut actuellement dans la capitale de l’Est.

«Face à la hausse de la criminalité dans notre ville, nous tenons à interpeller tout un chacun à une plus grande prise de responsabilité. Pour éviter toute relation gênante, un fonctionnaire ne doit pas rester à un poste au-delà de cinq ans.  Chaque fonctionnaire doit aussi servir de modèle dans l’accomplissement de sa mission», ont-ils déclaré, entre autres.

Mparany

Les commentaires sont fermées.