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Défense des consommateurs : la baisse des tarifs de transport exigée

Défense des consommateurs : la baisse des tarifs de transport exigée

Après les baisses successives des prix à la pompe du carburant ces derniers temps, le Réseau national de défense des consommateurs (RNDC) réclame une révision à la baisse des tarifs de transport.

«Depuis novembre dernier, c’est la troisième fois qu’on a enregistré une baisse des prix à la pompe du carburant à Madagascar. Il est grand temps de penser aux usagers du transport public», s’est exclamé hier le président du Réseau national de défense des consommateurs (RNDC), représenté  par Rakotorova Rabetsara, alias  Ralita. Il a également exigé la mise en application de la libre concurrence entre les compagnies pétrolières.

«Ces compagnies ont des stocks achetés à des moments et conditions différents, et par conséquent,  à des prix différents. Donc dans la logique des choses, elles devraient également proposer des prix différents, bref la vérité des prix», a-t-il souligné. D’après lui, c’est le moment ou jamais pour le Conseil de la concurrence, dont la mise en place est à l’initiative du ministère du Commerce et de la consommation dans le cadre de son RRI, ainsi que pour la Direction de la concurrence et régulation du marché, d’entrer en scène. «Cela pour le bien de tous», a-t-il conclu.

Impossible, selon les transporteurs

Joints au téléphone, hier, les deux présidents de l’Union des coopératives de transport urbain (UCTU) et suburbain (UCTS) ont unanimement affirmé qu’une telle revue à la baisse des tarifs de transport est totalement impossible.

D’après Bernardin Andriambinintsolomora, président de l’UCTU, «Cette baisse n’est qu’une manœuvre pour nous empêcher d’appliquer notre vérité des prix. Une décision prise à l’issue de notre réunion du 9 février dernier. Or, avec le coût actuel de la vie, et surtout l’absence de la subvention promise par l’Etat depuis le mois de juin 2015, j’ai bien peur qu’on y arrivera». Lui de préciser qu’environ 25% des transporteurs membres de la coopérative n’ont pas encore reçu un liard de cette subvention. La mise en application de cette vérité des prix envisage de fixer à 600 ariary le tarif de transport des taxis-be de la zone urbaine.

Fidimalala Rakotoarimanana, président de l’UCTS, a suggéré la révision à la baisse des impôts et taxes qu’on vient d’augmenter, ainsi que celle des prix des pièces de rechange des véhicules avant de s’engager dans une telle décision. «Selon nos simples calculs, le fait de réduire actuellement notre versement journalier de 5 000 ariary signifie une faillite totale après un an» a-t-il indiqué.

Sera R.

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