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Pêche et ressources halieutiques : les outils juridiques demeurent insuffisants

Pêche et ressources halieutiques : les outils juridiques demeurent insuffisants

Après 22 mois à la tête du ministère des Ressources halieutiques et de la pêche (MRHP), Ahmad a été nommé sénateur par le président de la République. L’actuel ministre de l’Industrie et du développement du secteur privé, Narson Rafidimanana assure donc l’intérim de ce département. La passation de service entre les deux hommes a été effectuée dans les locaux du ministère à Ampandrianomby, hier. Une occasion pour les deux parties de faire une vue d’ensemble du secteur.

Le secteur pêche et aquaculture souffre de nombreux maux. Pourtant, le MRHP se trouve être le troisième département ministériel qui apporte le plus de recettes dans les caisses de l’Etat, comme l’affirme le ministre sortant, Ahmad.

Coraux noirs, concombres de mer ou trépangs, hippocampes, palétuviers… Les trafics en tout genre ciblant ces diverses ressources menacent chaque jour les réserves propres du pays. Les initiatives pour éradiquer ces pratiques illégales ne manquent pas. Cependant, la logistique et les outils juridiques sont insuffisants pour y mettre fin. « Il existe peut-être quelques textes mais ceux-ci demeurent insuffisants. Les pénalités ou les amendes, par exemple, sont dérisoires par rapport au volume du trafic ». C’est ce qu’a déploré Ahmad, hier lors de la passation de service avec Narson Rafidimanana, ministre intérimaire et non moins actuel ministre de l’Industrie et du développement du secteur privé (MIDSP).

En effet, le ministre sortant affirme qu’un projet de loi sur la pêche et l’aquaculture attend actuellement la promulgation de son décret d’application par le chef de l’Etat. De nombreux chantiers attendent effectivement le ministre entrant. En tout cas, Narson Rafidimanana a tenu à rassurer qu’il ne maquera pas de poursuivre les projets d’assainissement du secteur entamés par son prédécesseur. « J’ai été nommé provisoirement à ce poste, mais je m’engage à poursuivre les efforts déjà déployés par mon collègue. Cela ne pourrait pourtant se faire qu’avec le soutien et la collaboration des techniciens du ministère », a-t-il affirmé.

Des projets en cours…

Dans le cadre de l’assainissement du secteur, quelques projets sont actuellement en gestation et d’autres en cours de mise en œuvre au niveau du MRHP. On citera entre autres le projet de Gouvernance des pêches et croissance partagée dans le Sud-ouest de l’océan Indien (SWIOFish) financé par la Banque mondiale et dont l’unité de gestion travaille déjà sur la préparation de la deuxième phase. Il y a également le projet de réforme de l’algoculture, entrepris avec les Coréens. Un mémorandum d’entente a été signé il y a un mois de cela, comme l’a fait savoir le ministre Ahmad.

L’exploitation illicite des ressources marines a également fait parler d’elle ces derniers temps. A ce sujet, Ahmad a fait savoir qu’un dossier a déjà été lancé concernant la suspension de l’exploitation des trépangs. « Il faut impérativement limiter les exploitations, et mettre en œuvre des projets d’aquaculture à grande échelle, et ce pour une gestion durable des ressources », a-t-il déclaré. Il espère ainsi que ces projets d’assainissement portent leurs fruits.

Arh.

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