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Élevage : une alternative pour la pêche

Élevage : une alternative pour la pêche

Alaotra, Ambatoboeny, Miandrivazo et Itasy approvisionnent principalement Antananarivo en poissons. Ces zones de pêche produisaient en 2003 plus de 4.200 tonnes de poissons toutes espèces confondues. Aujourd’hui, elles ne représentent plus que le dixième de cette capacité, selon les chiffres du ministère des Ressources halieutiques et de la pêche. La dégradation du milieu écologique des sites, comme l’érosion du lac Alaotra par exemple, ainsi que la surpêche illégale constituent entre autres les principales causes de cette diminution de production.

Face à cette situation, il faut que la pisciculture prenne rapidement la relève afin d’assurer une continuation à la consommation. En fait, la présence de poissons d’origines douteuses dissuade les consommateurs à acheter les produits vendus sur le marché. Ce qui fait que dans la capitale, les poissons de qualité certifiée d’origine sont devenus des produits rares et chers. Les produits originaires de ces principales zones de pêche se vendent actuellement entre 10.000 et 15.000 ariary le kilo. Mais d’après un pisciculteur spécialisé du Nord de la Capitale, l’offre ne suit pas la demande des consommateurs qui augmente de jour en jour. En 2013, la production annuelle tournait autour des 250 tonnes alors qu’aujourd’hui elle n’est plus que d’environ 100 tonnes, a-t-il expliqué. En 2001, les quelque 2 millions d’habitants de la capitale ont consommé plus de 8 tonnes de produits d’eau douce par jour.

Dans le domaine de la pisciculture continentale, Madagascar possède des potentiels considérables non exploités. Et d’après toujours notre pisciculteur, la promotion de la pisciculture commerciale est faisable d’autant que le pays possède toutes les conditions pour produire du poisson d’élevage. Un étranger expert en pisciculture tropicale de passage à Madagascar, au vu des conditions climatiques et du réseau hydrologique existant dans le Moyen-ouest en allant vers Mahajanga, avait déclaré qu’«avec les conditions que vous avez là, on peut produire 40 tonnes de poissons par hectare de bassin et par an». L’élaboration d’une stratégie de développement de la pisciculture commerciale durable pourrait dans ce sens révolutionner le milieu rural et l’économie nationale.

Arh.

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