Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Artisanat  : le marché américain, à percer

Artisanat  : le marché américain, à percer

Nombre de petites et moyennes entreprises (PME) malgaches tentent d’avoir une part, aussi infime soit-elle, des marchés internationaux. Celles du secteur artisanat commencent à se faire connaître notamment sur le marché américain. La rééligibilité de Madagascar à l’African growth and opportunity act (Agoa), vers la fin de l’année 2014 a contribué grandement à ce petit essor du secteur.

L’Agoa est un accord préférentiel qui permet aux entreprises de 39 pays d’Afrique d’exporter vers les Etats-Unis sans payer de taxes. Les exportateurs sont souvent tentés de penser que seuls les textiles intéressent ce marché. Pourtant, plus de quatre mille lignes de produits y sont éligibles, dont les produits artisanaux. Seul critère majeur pour bénéficier de l’Agoa : au moins 35% des produits doivent être fabriqués à Madagascar. Certaines règles sont ensuite imposées par les acheteurs.

Boozaka Madagascar, une association d’artisanes, arrive par exemple à écouler aux Etats-Unis près de 1.200 articles de luxe en trois mois. Ce petit groupement de femmes qui fabriquent des sacs à main, des chapeaux ou d’autres articles en raphia a effectivement trouvé un marché intéressant aux Etats-Unis : le marché du luxe. Les produits faits main en fibres naturelles et au design soigné se vendent dans des boutiques de luxe. « C’est une filière très récente, mais en expansion et qui pourrait se développer davantage », a affirmé Myra Rasoarahona, fondatrice de l’association.

En quelques années, une vingtaine de PME malgaches se sont positionnées sur ce nouveau marché de l’artisanat haut de gamme. Madagascar possède des matières premières de qualité, une main-d’œuvre avec un savoir-faire incomparable mais qui est également bon marché.

Souvent, dans les ateliers de fabrication, 90% du travail sont faits à la main et seules les finitions sont effectuées à la machine. « Nous sommes encore tout nouveau sur le marché. Notre objectif est de vendre dans les boutiques, travailler avec les designers, on préfère carrément viser le luxe », a encore affirmé Myra Rasoarahona.

Arh.

Les commentaires sont fermées.