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Madagascar il y a 100 ans : Les Affaires (1)

Après la lecture de ce lumineux exposé, il est procédé à l’interrogatoire des prévenus ; nous ne donnerons de leurs déclarations que ce qui peut offrir quelque intérêt pour

l’éclaircissement de l’affaire, en les résumant car elles se répètent toutes à peu de choses près. Les donner chacune à part, in extenso, serait d’une monotonie que nous voulons éviter à nos lecteurs.

De l’ensemble des déclarations reçues, il apparaît d’abord que l’initiation des adeptes avait lieu de la façon suivante :

Affiliation

Lorsqu’un indigène avait accepté de faire partie de la société secrète, il était convié, peu après, à assister à la réunion de la section à laquelle il allait appartenir.

Les réunions de ces sections s’ignorant entre elles, se tenaient rarement plusieurs fois de suite au même lieu. À Tananarive, on cite le quartier d’Anjohy, la rue Galliéni, les environs de Mahamasina, enfin, pour certaines sections, les dépendances de l’École de Médecine.

Les affiliés arrivaient, à l’heure fixée, les uns après les autres, évitant ainsi d’attirer l’attention des gens curieux et par suite des soupçons.

La séance ouverte, le néophyte se mettait à genoux la face tournée vers l’Est (Zorofirarazana).

Devant lui, sur une chaise, étaient placés trois objets :

Une hache ou toute autre arme tranchante ;

Un récipient contenant un peu de terre ;

Une soucoupe où avait été recueilli du sang provenant d’un volatile fraîchement tué.

Dans le Sud, à Fianarantsoa, à côté de ces trois objets figurait un morceau d’étoffe noire sur lequel était appliquée une croix blanche.

On donna de ces objets les significations suivantes : l’arme indiquait que l’affilié était prêt à donner sa vie pour la Patrie ; la terre, c’était le sol malgache ; la présence du sang signifiait que l’initié était prêt à verser son sang pour la Patrie ; enfin, l’étoffe noire synthétisait le deuil dans lequel se trouve plongée la Grande Île depuis l’occupation française.

« Nous verrons dans la suite si d’autres significations ne sont pas données à ces accessoires. »

(À suivre.)

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

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