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Chronique : qui trop embrasse, mal étreint

Le parti politique qui organise les forces en soutien au Président de la République, déboule tel un train à grande vitesse engrangeant sur son passage toutes sortes d’adhésions spontanées souvent moins. Manifestement le HVM ainsi s’intitule ce parti exprime de grandes ambitions et ne se prive pas d’exhiber de longues dents.

A l’évidence pourtant le fait de s’être cassé les dents à tenter de former une majorité à l’Assemblée Nationale lui reste en travers de la gorge. La majorité de la plus haute importance pour un bon fonctionnement de l’équilibre des pouvoirs se trouve être la seule majorité qui lui échappe. Peut-être pour régner en seul maître, grande est la tentation de croire qu’un équilibre penchant assure la stabilité. Fort d’une victoire à défaut d’être glorieuse présente les apparences d’une réussite à la Pyrrhus lors des sénatoriales, le premier parti de Madagascar semble vouloir revenir à la charge au Palais de Tsimbazaza.

Depuis quelques jours bruissent dans les couloirs de l’Assemblée Nationale, des conciliabules par petits groupes. De ces airs de complot transpirent les préparations d’une cabale pour décapiter de sa tête actuelle l’Assemblée Nationale. A ce qui se raconte le parti fort est déterminé à avoir le scalp du Bureau Permanent en étant disposé à y mettre toute la gomme quel qu’en soit le prix… Lorsque l’on parle de prix, chacun sait ce que parler veut dire. Destituer le Bureau Permanent constituerait un symbole fort, mais risquerait aussi d’ouvrir les vannes d’une boite de Pandore, celle d’où peuvent jaillir toutes les initiatives qui entretiennent un climat de grande instabilité.

L’expérience a montré lors de cette législature combien la majorité peut être tournante au gré des vents ; à l’assaut de la représentation populaire que de vents contraires soufflent en permanence. Le symbole par la destitution du Bureau Permanent menacerait d’ouvrir grandes les portes à des bourrasques, cyclones et autres tornades qui balaient tout sans distinction sur leur passage. Les téméraires apprentis-sorciers abrités dans des constructions de « fortune » érigées à la va-vite sans fondements solides enracinés dans des bases populaires, ne seront pas nécessairement épargnés par le phénomène qu’ils auront eux-mêmes déclenché.

Léo Raz

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