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Corruption  : le ras-le bol de la société civile

Les organisations de la société civile (OSC) interpellent le pouvoir actuel face à la croissance grandissante de la pratique de la corruption au pays. Par le  biais d’un communiqué conjointement signé, elles ont rappelé que «le rôle de la société civile, l’un des piliers de la nation, est de défendre les intérêts de la population, en visant l’amélioration de ses conditions de vie». Ainsi, la société civile ne peut plus se taire  «face aux divers problèmes auxquels la population est confrontée,  et de s’exprimer  dans un esprit objectif».

Pour les OSC, «les dirigeants actuels pensent que tout va bien alors que la réalité est tout autre». De ce fait, les organisations de la société civile énumèrent les maux qui minent le pays actuellement et expriment leur désarroi face à l’inertie des dirigeants. De la famine aux élections corrompues, en passant par le domaine du foncier, des ressources naturelles, de la sécurité, tout y passe sans exception.

«Le pays est affaibli et gangrené  par la corruption – grande et petite – qui paralyse  la situation économique et le quotidien du citoyen et hypothèque toutes initiatives et perspectives de développement individuelles et collectives. Quatre domaines sont particulièrement  viciés par la corruption», ont fait savoir les OSC.  «L’impunité à l’avantage des trafiquants ou des hors-la loi sur la faune malgache (tortues, concombre de mer, flamant rose, etc.) est aussi à déplorer. Nous pouvons nous demander si cela n’arrange pas  les dirigeants et hautes personnalités, dans le cas où ils sont eux-mêmes impliqués dans ces honteuses magouilles», ont –elles déploré.

Chacun est responsable de ses actes

Et ce n’est pas tout. Les organisations de la société civile ne ménagent pas leurs critiques envers les organisateurs des élections en l’occurrence la commission électorale nationale indépendante ( Ceni). «Les élections constituent aussi un foyer de corruption et d’illégalités à travers l’achat de voix direct ou indirect et les abus d’autorité, en plus de la distribution classique de produits durant la campagne électorale.  Ces pratiques sont renforcées par l’utilisation de financements douteux (blanchiment) et par l’indépendance fictive de la CENI (création précipitée et controversée et absence de ligne budgétaire pour la CENI dans la loi de finances). Les impacts de cette corruption sont une entrave à la liberté  de l’électeur à exprimer son choix le plus sincèrement possible et la fin du  vote responsable. L’élection devient un moyen biaisé utilisé par des personnes indésirables ou de mauvaises réputations pour accéder au pouvoir à travers la corruption», peut-on lire dans le communiqué.

Pour les OSC, l’attitude défensive des tenants du pouvoir n’est pas pour arranger cette situation. Elles interpellent tout un chacun alors à assumer ses responsabilités au lieu de toujours chercher un bouc émissaire et de rejeter les conséquences de son incapacité sur les autres. «Car la stabilité politique est aujourd’hui un devoir et non plus un luxe. Ce n’est pas seulement s’assurer d’avoir la majorité que l’on sait changeante dans les différentes institutions ;  c’est surtout être à l’écoute constante de la population et de la société civile et oser prendre des décisions courageuses en commençant par l’assainissement de l’entourage encombrant du président, l’arrêt des désignations et/ou des limogeages non fondés aux hauts emplois de l’Etat et les ingérences en haut lieu dans les affaires de justice et des départements sectoriels», selon le communiqué.

Nadia

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