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Chronique : des pérégrinations hebdomadaires

La vie politique renoue avec ses intrigues habituelles suite à la formation du Sénat. Les résultats des élections des sénateurs ont provoqué la semaine précédente les contestations que l’on sait, cette semaine c’est la désignation des 21 sénateurs par le Président de la République qui cause des remous dans quelques états-majors.

Une occasion pour régler des comptes

Il n’y a pas à s’en formaliser, quelles que fussent les personnalités sur lesquelles se soit arrêté le choix du Chef de l’Etat, les réactions auraient été à l’identique. Les plus zélés à l’instar d’Anthelme Ramparany n’auraient pas manqué pareille occasion pour se lancer dans le dithyrambe voire sortir la brosse à reluire. Les événements du genre, une distribution de fauteuils considérés par certains comme des situations de rente frustrent nécessairement ceux qui auraient aimé participer à la noce. Hélas peu d’appelés ! Hélas pour eux, certains ne parviennent pas à ravaler les aigreurs suite à la déception. Au MFM, des voix s’élèvent contre l’acceptation du poste de sénateur par l’un d’eux, comme si le Rakotovazaha était allé à Canossa. Au Leader-Fanilo, la présentation de la Veuve de Herizo Razafimahaleo a été perçue par les grognons qui se veulent être les grognards gardiens du temple comme une trahison. Actuellement ceux-là même qui malmènent le statut de leur parti, et qui par des menées injustifiées jettent l’opprobre sur celui-ci, essaient de jouer les veuves éplorées jusqu’à adopter des attitudes de rosières effarouchées.

La politique du boa

Enlacer les alliés jusqu’à les étouffer, le style du moment. On ne prend plus l’ami-adversaire de face, on lui adresse des messages codés, à ce dernier de savoir les interpréter sans possibilité de réagir pour autant au risque de paraître ridicule, pire de prendre l’initiative de déclarer la guerre.

Le Premier ministre n’a de cesse de rappeler le ciel au beau fixe entre Iavoloha et Mahazoarivo. L’insistance à le déclarer crée parfois le doute, mais le Président reste rassurant. Patatras ! La charge du Chef de l’Etat de désigner le tiers des membres du Sénat lui donne l’opportunité de porter les premières banderilles. Il retire du gouvernement deux ministres pour les désigner sénateurs. Va-t-on procéder à un simple remaniement technique, ou est-ce l’annonce d’un changement de gouvernement ? Le problème se pose ainsi. La majorité présidentielle semble vouloir mettre à profit cette période qui lui est faste pour tenter de faire feu de tout bois. A Tsimbazaza, les députés en soutien au Chef de l’Etat malgré leur difficulté à réunir une majorité qualifiée lancent un climat d’instabilité dont les initiatives s’apparentent surtout à des escarmouches d’intox pour terroriser : « sambo-balala maina andro, tsy azoko anio, azoko rahampitso », si ce n’est pour aujourd’hui ça sera pour demain. Tel semble le défi, un défi permanent lancé évidemment à l’adresse des membres du Bureau Permanent. Une seule question demeure, vont-ils faire du Maradona ? S’aider de la main de Dieu pour transformer leur essai ?

Un jeu différent

L’actuel maître des lieux dame le pion à ses adversaires et à ses alliés sans l’air d’y toucher, un art de la ruse qui consiste à donner l’apparence parfois d’un jocrisse à d’autre fois d’un benoît. Il joue son jeu, celui du « fanorona minam-bela » alors que les autres déplacent des pions sur un échiquier. Deux philosophies de jeu tout à fait différentes, pour le moment c’est lui qui décide sur quel terrain s’amuser. Ainsi personne n’est encore en mesure de deviner l’identité du prochain second personnage de l’Etat, le Président du Sénat. Dans le jeu des « devinettes » un seul élément indicateur, plus le candidat est avancé en âge plus il a de chance, en présentant peu de risque d’être un candidat encore vaillant en 2018. Ainsi la confiance règnerait.

Léo Raz

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