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Investissement : Madagascar toujours parmi les pays à risques

Investissement : Madagascar toujours parmi les pays à risques

Madagascar reste un pays à risques pour les investissements, selon les résultats des études économiques et analyses des risques pays faites par l’assureur-crédit Coface, sortis le 26 janvier dernier.

Coface a déclassé la note de Madagascar de «C» à «D» vu les incertitudes qui règnent sur la situation politique du pays. Madagascar fait donc partie des cinq pays africains (avec l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Gabon, et la Tanzanie) ayant régressé dans ce classement. La croissance économique à Madagascar sera encore handicapée par un environnement international peu porteur et les incertitudes politiques, selon l’agence Coface. «La croissance pourrait accélérer modérément en 2016», rapporte cette étude à propos de la situation économique de Madagascar. Le secteur textile reste à fort potentiel pour la Grande île. Ce secteur continuera à bénéficier de l’effet positif de la réintégration du pays dans l’Africa growth and opportunity act (Agoa) depuis juin 2014, favorisant l’accès des produits malgaches au marché américain.

Enjeu de la stabilité politique

Par ailleurs, les services représentant 55% du Produit intérieur brut (PIB) national continueront à soutenir l’économie du pays, notamment les transports et le tourisme qui ont été fortement affectés par les conséquences de la grève au sein de la compagnie aérienne nationale Air Madagascar en 2015. «Toutefois, la reprise des activités, notamment dans le secteur du tourisme, ainsi que des investissements dépendra de la stabilisation de la situation politique et des flux d’aides. Le niveau peu élevé des cours du nickel et du cobalt, principales sources de recettes d’exportation du pays, limitera la contribution des exportations à la croissance. Les ventes de textile à l’étranger devraient progresser mais les revenus provenant des principaux produits d’exportation (nickel, cobalt en particulier) seront contraints par l’absence de rebond des prix de ces matières premières», indique le rapport.

L’agence Coface révèle en outre que le développement du champ pétrolier de  Tsimiroro pour lequel l’Etat a accordé en avril 2015 une autorisation d’exploitation, ainsi que la réalisation des projets d’infrastructures suspendus depuis les cinq années de crise devraient également soutenir l’investissement en 2016.

En matière de gouvernance, la performance du pays reste faible. «Le classement du pays tend à se dégrader selon les indicateurs de la Banque mondiale, en particulier en matière de lutte contre la corruption et d’efficacité du gouvernement», selon toujours le rapport.

Riana R.

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