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Madagascar il y a 100 ans : morts au champ d’honneur

 Dupuy (Lucien), soldat au 104e régiment d’infanterie. – Revenu du Brésil dès le début des hostilités, il prit part à plusieurs combats et fut tué d’une balle à la tête le 25 septembre 1915 près d’Auberive, en Champagne.

Il était le fils de M. Eugène Dupuy, avocat-défenseur à Tamatave.

Delord (Auguste). – Tué le 9 octobre 1915 par un obus à l’entrée d’un boyau. – Deux jours avant il avait obtenu la Croix de guerre en se portant sous un feu intense au secours de camarades ensevelis vivants dans une tranchée.

Il était le neveu de M. Delord, missionnaire de la mission protestante à Tsiafahy, et le cousin germain de M. Roger Delord, rédacteur du ministère des colonies, actuellement détaché à Madagascar et mobilisé comme sous-lieutenant, chef de poste de Maroadabo.

Journal officiel de Madagascar et Dépendances

 

La « conspiration » dans la brousse

 

Un prospecteur qui, assisté d’un nombreux personnel indigène, exploite dans la brousse quelques piquets à plus de quatre journées de marche de la ville, raconte ce qui suit :

« Ce n’est que dans la journée du 3 janvier que nous est parvenue la nouvelle de ce qui se passait à Tananarive, ou plutôt de ce qui devait s’y passer, et des arrestations opérées parmi les hautes personnalités Hovas.

« Le sentiment de surprise, très naturel, que cette nouvelle a tout d’abord causé étant passé, et après quelques réflexions échangées, mon nombreux personnel, parmi lequel beaucoup d’Antémoros, est parti d’une folle gaieté et ne parlait de rien moins que d’aller, moi à leur tête, mettre à la raison ces anciens maîtres du pays, de la tyrannie et des exactions desquels les plus âgés n’avaient pas encore perdu le souvenir.

« J’ai eu toutes les peines du monde à leur faire entendre raison, et à leur faire comprendre que notre intervention serait absolument inutile, attendu que ces prétendus libertaires étaient déjà sous les verrous et que leur grrrande conspiration n’existait plus que sur le papier.

« La journée s’est terminée en quolibets et plaisanteries dont les auteurs du complot ont été l’objet. Les ouvriers s’étaient déjà armés de mes outils, disant que ces armes étaient suffisantes pour mettre les conspirateurs à la raison.

« Ces derniers auraient donc trouvé autre chose qu’un appui auprès de la population indigène. »

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

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