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Risques de glissement de terrain : trois quartiers toujours vulnérables

Risques de glissement de terrain : trois quartiers toujours vulnérables

 Manjakamiadana, Ambohipotsy et Tsiadana restent les quartiers de la Haute-ville les plus fortement exposés aux risques de glissement de terrain, a indiqué le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) dans un communiqué, suite à une étude menée en collaboration avec l’Université d’Antananarivo et la Surveillance environnementale assistée par satellite de l’océan Indien et l’île de La Réunion.

« Le drainage des eaux de pluies se traduisant par une infiltration élevée, le délabrement des systèmes d’évacuation, l’accentuation de l’urbanisation et les constructions illicites dans des zones à fortes pentes favorisent ces glissements de terrain », rapporte ce communiqué. De ce fait, le BNGRC recommande, entre autres, la construction et la réhabilitation des canaux d’évacuation d’eaux, la mise en place d’un Comité local de secours (CLS) et du Système d’alerte précoce (Sap), sans oublier le renforcement des capacités des acteurs locaux en matière de gestion des risques et des catastrophes.

Le CLS est actuellement en cours de mise place. Cette structure au niveau du fokontany aura pour attribution de faire un suivi périodique de la situation relative aux glissements de terrain, de sensibiliser la population par rapport au niveau de risques et d’identifier un responsable qui s’occupera de la coordination de l’alerte et de l’évacuation.

Des travaux de réhabilitation des canaux d’évacuation ont été réalisés par le système haute intensité de main-d’œuvre (Himo) afin de diminuer les infiltrations et réduire l’impact des glissements de terrain. Pour améliorer le Sap, trois capteurs de suivi de l’humidité qui sont équipés d’alarmes sonores ont été installées. Ils seront activés à distance afin d’alerter rapidement le CLS et la population concernée.

Pour rappel, le glissement de terrain a provoqué des pertes de vies l’année dernière, notamment dans les fokontany d’Ambohidepona et Sahondra de la Haute-ville, et celui de Tsiadana. Le cas le plus dramatique est sans doute celui qui s’est produit dans le fokontany d’Ankadilalana et qui a fait six morts, en l’occurrence un colonel retraité et sa femme, leur fille et son mari, ainsi que ses deux petits-enfants âgés respectivement de 9 et 11 ans.

Sera R.

 

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