Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Ihanta Randriamandranto  : « Les Malgaches n’ont plus de perspective… »

Ihanta Randriamandranto  : « Les Malgaches n’ont plus de perspective… »

Sept ans après la crise de 2009, les Malgaches n’ont pas de perspective d’avenir politique, sociale et économique. Sous cet angle, ils n’ont plus de référence.

*Les Nouvelles : Comment voyezvous l’avenir politique à Madagascar ?

-Ihanta Randriamandranto : C’est un pays où prévaut une politique incertaine, floue et sans vision à long terme. Il y a très peu de partis politiques dignes de ce nom, la plupart sont des partis de circonstances. Les politiciens ou mercenaires politiques vont là où le vent souffle positivement telle une girouette. Changer de parti comme changer d’opinion font partie d’une pratique usuelle, rentable et convoitée. L’opposition n’existe pas ou plutôt il y a un semblant d’opposition minoritaire et fébrile qui ne fait pas le poids devant les tenants du pouvoir. Elle a perdu beaucoup d’influence depuis 2009. La crise l’a fragilisée en la divisant, elle l’a rendue monnayable, favorisant la prolifération de petits partis opportunistes ou des indépendants à géométrie variable.

*Sur le plan économique et social, partagezvous aussi la même vision pessimiste ?

-Malgré une timide appréciation des bailleurs de fonds, Madagascar est en pleine crise sociale et économique dramatique : taux de chômage galopant de la population, appauvrissement de toutes les couches sociales mais surtout paysannes entraînant une désertification du milieu rural, insécurité grandissante et traumatisante, diverses entraves antiéconomiques telles les délestages et/ou coupures d’énergie, les lourdes taxes sur les produits pétroliers, la corruption à grande échelle… très grande échelle, l’hémorragie de nos richesses nationales, les infrastructures en tous genres dignes d’un pays en voie de sous-développement…

*A vous entendre, 2016 serait une année sombre pour la Grande île…

-Des raisons d’être optimistes, il y en a tant. Il y a le capital humain du pays. Les jeunes représentent au moins 60% de la population. Madagascar devrait avoir une volonté politique pour les former, les professionnaliser, les retenir, pour créer un environnement propice afin de leur permettre de prendre part à la reconstruction du pays. Car sans l’adhésion de cette population jeune, il n’y aura pas de vision d’avenir, pas de perspectives communes.

Recueillis par Nadia

Une réponse à "Ihanta Randriamandranto  : « Les Malgaches n’ont plus de perspective… »"

  1. Rocky A. Harry rabaraona  13/01/2016 à 18:14

    MADAGASCAR, un pays à rebâtir

    Madagascar est né, s’est épanoui et s’en est allé à la dérive à cause des dernières années désastreuses des politiques des anciens gouvernements. Pourtant, chaque génération malgache a rêvé d’un pays indépendant, doté d’une économie forte, épris de justice sociale, fier de sa diversité, de son intégrité, de sa solidarité, de ses compétences.

    Pour tous les malgaches, pour tous les dirigeants politiques, pour tous les gens d’affaires, pour tous ceux qui tiennent les rênes économiques de notre pays, les prochaines années se résument à une question simple: Quel genre de pays voulons-nous?

    Madagascar devrait être un pays où règne l’espoir plutôt que la crainte. Un pays où tous les Malgaches sont les forces vives plutôt qu’un boulet à traîner. Un pays où les adultes peuvent trouver un travail décent et où les enfants peuvent s’épanouir.

    Madagascar devrait être un pays qui a des valeurs collectives. À l’heure de la mondialisation, il devrait appartenir à une collectivité nationale qui réaffirme son originalité. Nos collectivités devraient être les piliers de notre stabilité sociale et notre puissance économique.

    Madagascar devrait être un pays qui encourage l’esprit d’entreprise, qui crée des richesses et les répartit équitablement. Une économie qui serait axée sur l’innovation et tournée vers les exportations.

    Madagascar devrait être un pays à la fine pointe du progrès technique et qui pourrait importer les technologies du monde entier.

    Madagascar devrait être un pays où efficacité et innovation sont les mots d’ordre des pouvoirs publics, qui coopèrent entre eux et avec le patronat, les syndicats, les corps enseignants, les écologistes et les bénévoles.

    Madagascar devrait assumer son rôle parmi les pays membres des Nations Unies, un pays qui saurait surmonter les difficultés, qui fonctionnerait bien, que les autres pays pourraient prendre pour modèle.

    Bref, les malgaches souhaitent un pays dont ils sont fiers, un pays qui leur donne foi en l’avenir. Le plan d’action d’un gouvernement responsable aura pour but de rétablir cette fierté et cette foi.

    Rocky A. Harry Rabaraona
    Extrait de mon essai ‘Madagascar, un pays à rebâtir”

Les commentaires sont fermées.