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Commerçants des rues -CUA : le bras de fer continue de plus belle

Commerçants des rues -CUA : le bras de fer continue de plus belle

 Quelques commerçants des rues d’Analakely et de Behoririka essaient toujours de s’opposer par tous les moyens à la décision de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) relative à leur réinsertion dans les marchés communaux de la capitale. Une soixantaine de personnes qui se sentent lésées par la situation sont redescendues hier dans les rues d’Analakely.

 

Les manifestants ont fait le tour de l’Hôtel de ville à Analakely en brandissant des pancartes pour revendiquer leur retour à leur emplacement habituel afin d’y tenir commerce. Selon les explications du chef de corps de la police municipale, le Commissaire Bien-Aimé Andriasamintsoa, « aucune arrestation parmi les commerçants n’a eu lieu, mais la situation est maîtrisée ».

Quoi qu’il en soit, ce dernier a lancé un appel à l’endroit des marchands de rues afin qu’ils respectent les dispositions en vigueur. D’après lui, « L’assainissement devrait suivre son cours pour mieux organiser la ville et rendre la circulation fluide. Les commerçants ont été avisés depuis des mois qu’ils devaient quitter les rues et les trottoirs après les fêtes de fin d’année ».

Ainsi, les agents de la CUA vont faire en sorte que la décision soit respectée par les concernés. Tous les jours, des descentes dans les rues de la capitale seront effectuées pour en chasser les vendeurs à la sauvette. Mais en dépit de cette initiative, ces derniers reviennent toujours sur les lieux une fois les agents de la CUA partis. Une éternelle partie de cache-cache en somme.

 

La CUA ne fait pas machine arrière

 

Face aux agissements des commerçants de rues, la CUA ne compte pas faire machine arrière. « L’assainissement des rues de la capitale va se poursuivre. Des mesures d’accompagnement ont déjà été prises pour permettre aux commerçants d’exercer leurs activités de manière formelle dans l’enceinte des marchés communaux, comme la « Petite Vitesse » et « Pochard ». Une bonne partie d’entre eux  ont déjà été intégrés, n’empêche que quelques récalcitrants s’obstinent encore à tenir commerce dans les rues sous prétexte qu’ainsi ils arrivent à mieux écouler leurs marchandises », a souligné le responsable de communication de la CUA, Esther Rakotoarimanana.

C’est le cas de Miarantsoa et de Voahirana, revendeuses de chaussures qui exerçaient depuis au moins trois ans sur le trottoir en face du lycée Rabearivelo. Elles soutiennent que « nous avons tenu commerce au sein du marché de la petite vitesse pendant deux jours mais en vendant à perte nos articles car les clients y sont rares, alors qu’ici nous gagnons plus de 50.000 ariary de bénéfice par jour ».

 Fahranarison

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