Accueil Politique Partis politiques : beaucoup ne s’en remettent pas
Partis politiques : beaucoup ne s’en remettent pas
Écrit par Courrier   
Lundi, 29 Juillet 2013 11:40

La déclaration du président national du Leader Fanilo, Jean Max Rakotomamonjy, la semaine dernière, selon laquelle le parti ne s’est pas remis de la mort de son fondateur, Herizo Razafimahaleo, reflète la vie des partis politiques à Madagascar.

 

Plusieurs d’entre elles sont dans la même situation que ce parti de l’éthique politique actuellement à cause de cette absence de leurs fondateurs ou absence dans la sphère du pouvoir. Mais personnes n’osent avouer la situation réelle au sein de leur parti respectif, malgré les problèmes étalés au grand jour, notamment dans les médias.

Ce n’est pas le parti en lui-même qui pose vraiment problème dans de tel contexte mais plutôt la soif du pouvoir de ses membres influents : à entendre par là, le problème de la succession et le désir d’accaparer de nouveau le pouvoir alors que le parti est affaibli par cette «absence» de son fondateur.

Et c’est là que le problème se pose puisque ces partis habitués à se plier à la volonté de leurs leaders fondateurs se trouvent perdus sans leurs guides, et surtout leurs appuis financiers.

 

Plus d’ambition politique

Les conflits de clan éclatent, les intérêts priment sur l’idéologie, les responsables n’arrivent plus à maitriser la situation, conduisant certains à quitter le navire et à former d’autres entités sans ambition politique aucune.

On ne s’étonne pas si à Madagascar, le nombre des partis politiques est en constante augmentation jusqu’à atteindre les 200.

Pire, dans le contexte actuel, ce sont notamment ces partis politiques satellites qui font parler d’eux dans leurs quêtes des opportunités, dépassant les vrais partis dans cette recherche du pouvoir grâce à leur politique-politicienne.

La Psd, du premier président de la République malgache, n’a pas échappé à cette difficulté illustrée par les dissensions internes et le clash, menant à la création de nouvelles petites parties telle la Rpsd, par exemple, ou encore de l’Arema de l’inusable Didier Ratsiraka, qui durant plus de 20 ans, a présenté un visage d’unité mais une fois son leader délogé, il s’est trouvé face une dissension au sein de son troupeau dont l’impact est encore visible jusqu’à maintenant, avec la démarcation de Pierrot Rajaonarivelo et la scission en deux du parti.

Les nouvelles vagues de parti politique sont également confrontées à cette difficulté.

Le parti Tim en est la parfaite illustration. Ce parti qui, avec l’exil de Ravalomanana se trouve orphelin. Les têtes pensantes restées à Madagascar ont tenté mais en vain de garder l’unité des membres.

Face à l’appel incessant de l’argent, la tentation a fini par prendre le dessus sur le loyalisme. Pourtant, force est constater que la plupart de ces mercenaires politiques sont actuellement dans l’impasse car leurs partis d’origine commence à retrouver l’unité d’antan à l’approche des échéances électorales.

Naisa

 

 

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