Flash
Préc Suiv

Métier du numérique: l’insuffisance de compétences inquiète les opérateurs

Métier du numérique: l’insuffisance de compétences inquiète les opérateurs

L’insuffisance de compétences dans le numérique a fait l’objet d’un colloque hier, à la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA). Les acteurs estiment aujourd’hui que plus d’engagement de la part de l’Exécutif est nécessaire, pour renforcer les compétences dans le secteur du numérique et en vue de limiter la fuite de cerveaux vers l’étranger.

Entre 550 à 600 ingénieurs en TIC arrivent sur le marché malgache chaque année. Ce nombre est loin de satisfaire les demandes qui ne cessent de s’accroître dans ce secteur en pleine expansion. Mais plus encore, le tiers de ces experts malgaches préfère partir dans d’autres pays, notamment en France, au Canada et à l’île Maurice.

« La fuite de compétences représente une réelle perte de valeur ajoutée pour Madagascar. Et la Grande île risque de perdre du terrain tant sur le plan local qu’au niveau international. Vu que le numérique est partout aujourd’hui »,  soutient Gil Razafintsalama, président de l’Ecole supérieure en technologie de l’information  (Esti). Ce responsable cite comme exemple le secteur tourisme où toutes les réservations se font en ligne actuellement.

Jean Luc Rajaona, président du Goticom, poursuit dans ce sens que «  le besoin d’ingénieurs est énorme actuellement. Que ce soit pour les activités liées aux Tic, entre autres, les sociétés de service, l’informatique, les sociétés d’éditeurs de logiciel que pour les autres activités qui utilisent le numérique pour leur besoin transversal, notamment les banques, les sociétés minières… »

Une prise de conscience

Et il y a de quoi s’inquiéter. C’est pourquoi, le secteur privé fait appel à une prise de conscience du Gouvernement sur la gravité de la situation.

A ce propos, Jean Luc Rajaona de poursuivre qu’ « il est évident qu’on ne peut pas empêcher les ingénieurs de partir vu qu’ils peuvent trouver mieux ailleurs. Mais le Gouvernement devrait trouver des moyens juridiques pour restreindre cette situation ».

Pour sa part, Gil Razafintsalama a abordé le cas du fonds dédié à la formation professionnelle qui représente 1% de la masse salariale à Madagascar. « Il est nécessaire de capitaliser ce fonds pour qu’il y ait une bonne stratégie de développement au pays », a-t-il avancé.

Riana R.

 

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique