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Madagascar il y  a 100 ans: avis relatif à la démobilisation

La majeure partie de l’effectif des hommes de troupe français gradés du groupe de l’Afrique orientale est composée de réservistes et de territoriaux ressortissant aux bureaux de recrutement de Madagascar et de la Réunion.

Cet effectif a été durant la guerre et se trouve encore présentement réduit au strict minimum.

En dehors des besoins des services publics et de cas de strict intérêt national, il ne sera donc possible de mettre en sursis, puis de démobiliser les intéressés, dans l’ordre des classes en commençant par la plus ancienne, qu’au fur et à mesure de l’arrivée de France de gradés de relève. Cette relève a été demandée télégraphiquement au département de la guerre.

En ce qui concerne les hommes de troupe français non gradés, la situation est différente. Il y a présentement un excédent d’effectif qui va disparaitre par la mise en sursis immédiate :

  1. a) Des militaires non spécialistes faisant parties des classes les plus anciennes ;
  2. b) Des hommes du service auxiliaire, non indispensables, de toutes classes.

Journal officiel de Madagascar et dépendances

Vol d’une pirogue et de bananes

4 indigènes étaient prévenus d’avoir soustrait au préjudice de Mme B. 43 régimes de bananes et une pirogue. L’auteur principal avait avoué à l’instruction, mais avait dénoncé comme étant ses complices 3 autres indigènes. À l’audience, il a renouvelé ses aveux, mais a déclaré qu’étant très bouleversé, il avait dénoncé les 3 indigènes qui étaient innocents.

Après une plaidoirie de l’avocat, le tribunal, voyant que la culpabilité des 3 complices désignés par L. n’était pas suffisamment établie, les a acquittés et a condamné le prévenu à deux ans d’emprisonnement et à 100 francs d’amende.

Le poisson

Depuis la suppression des trains de nuit, le poisson de mer a fait sa réapparition sur le marché de notre ville. Cela provient de ce que les courtiers en poisson, qui allaient attendre le mardi soir sur la plage à l’arrivée des pêcheurs pour expédier le poisson ce même soir à Tananarive, ne peuvent plus faire ce commerce. Le poisson, malgré la glace employée, après une journée de voyage, n’arrive plus frais à la capitale.

C’est pour cela que nous pouvons en ce moment-ci manger du poisson de mer à Tamatave.

À quelque chose malheur est bon.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

 

 

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