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Conseil des ministres houleux: Rivo Rakotovao sème la zizanie

Conseil des ministres houleux: Rivo Rakotovao sème la zizanie

Le Conseil des ministres d’hier à Iavoloha a pris une autre tournure. En soulevant de façon scandaleuse les interventions des experts étrangers, lors de la conférence sur la sécurité, organisée par l’IEM récemment au CCI Ivato, Rivo Rakotovao a outrepassé ses fonctions et a transformé le Conseil en arène politique.

«Le Chef de l’Etat a fait une remarque appuyée sur les interventions directes et publiques de personnes ressources de nationalité étrangère lors d’une récente conférence sur la sécurité, jugées inopportunes en regard de la souveraineté nationale et entrant, d’autant plus, dans le cadre d’une période de campagne électorale», a relaté le Conseil des ministres de mercredi dernier.

Autant le dire, cette conférence portant sur la sécurité, un sujet d’une importance capitale pour le pays, n’a pas plu au président par intérim, Rivo Rakotovao. Où veut-il en venir ?

Pour sa gouverne, non seulement aucune loi n’interdit la participation d’experts étrangers à une conférence, mais leur présence n’était qu’à titre consultatif qui n’engage à rien le régime par intérim.

Mais Rivo Rakotovao va plus loin en pointant du doigt «la mise en avant de matériels stratégiques de défense, sujets à une règlementation stricte». Se trompe-t-il de sujet ou le président par intérim est-il vraiment à côté de la plaque ?

  Tous les matériels importés et utilisés durant cette conférence ont respecté toutes les procédures douanières en vigueur. Et contrairement à la précision faite dans le communiqué du Conseil des ministres, ces matériels n’ont rien à voir avec une quelconque stratégie de défense.

Comme si Rivo Rakotovao voulait uniquement attiser les tensions et il n’est pas étonnant qu’un ministre ait quitté la salle. «S’en est suivi un lever de bouclier de la part de certains, dont un ministre qui a délibérément choisi de quitter la séance, estimant avoir été lésé dans le temps imparti aux échanges sur le sujet abordé et ce, malgré l’exhortation du Premier ministre à la sérénité», selon toujours le communiqué. Sans conteste, cela a mis Christian Ntsay dans une situation inconfortable d’autant que ce communiqué laisse entendre que Christian Ntsay pourrait cautionner les propos de Rivo Rakotovao.

Usurpation de fonction

A y voir de près, l’intervention du président de la République par intérim est un signe manifeste d’une usurpation de fonctions. Ses propos relèvent d’un acte gouvernemental qui incombe pourtant au chef du gouvernement, par conséquent au chef de l’Administration.

En tant que président par intérim, Rivo Rakotovao n’a l’autorisation que sur les affaires courantes de l’Etat. En prenant position, il a tout simplement bafoué la neutralité qu’il se devait de respecter en tant que premier responsable dans le pays. Au lieu de cela, il a transformé le Conseil des ministres en une arène politique.

A vrai dire, ce n’est pas la première fois que Rivo Rakotovao a agi ainsi. Notre président par intérim a déjà outrepassé ses fonctions en fermant la Radio Fréquence plus à Morondava. Dérnièrement, il a également fait pression sur les forces de l’ordre en frappant d’une IST Mbola Rajaonah.

A moins que sa zizanie tend à signifier son penchant pour le candidat Marc Ravalomalala, tout en taclant son adversaire, le candidat Andry Rajoelina.

Rakoto

 

 

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