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Session parlementaire: désertée par les parlementaires

Session parlementaire: désertée par les parlementaires

Cette semaine, neuf députés seulement ont fait acte de présence à Tsimbazaza. En fait, comme cette session ordinaire coïncide avec le début de la propagande, les élus préfèrent plutôt battre la campagne que voter des lois.

L’hémicycle est presque vide et ce, pour un bout de temps, plus exactement jusqu’au 15 décembre, la date de clôture de cette deuxième session ordinaire. Malgré les projets de loi en attente, les élus remettent donc au second plan l’examen et l’adoption des différents textes au programme, au profit du second tour.

A vrai dire, depuis l’ouverture de la session, le 16 octobre dernier, les députés ont déjà brillé par leur manque d’assiduité, sauf lors de l’adoption de la Loi de finances initiale (LFI 2019) qui a vu la présence d’une soixantaine d’entre eux.

 «Bien que nous soyons en pleine session ordinaire, il ne faut pas oublier que les députés ont également un rôle politique», a défendu le président de l’Assemblée nationale, Jean-Max Rakotomamonjy, joint au téléphone hier.

Et lui de poursuivre que «la majorité des députés soutiennent un candidat, ce qui explique leur absence aux séances». Néanmoins, les parlementaires disposent encore d’une bonne dizaine de jours pour finaliser les derniers textes à adopter. Les membres du bureau permanent se sont d’ailleurs réunis hier pour déterminer la suite de la session.

Requête de la HCJ

Entre-temps, soit le 20 novembre dernier, le procureur général de la Cour suprême a déposé une requête auprès de la Chambre basse, relative aux poursuites de trois anciennes personnalités étatiques dont deux anciens chefs d’Etat et un ancien Premier ministre.

Et, le vote des 2/3 des députés devait être requis pour que la requête puisse aboutir. Cependant, avec un tel taux d’absentéisme record, ce quorum risque fort de ne pas être atteint.

«La Commission en place décidera de la suite du processus, mais il est sûr que le dossier est déjà entre ses mains», a expliqué le numéro un de la Chambre basse. De ce fait, «l’examen de la requête pourrait être ajourné à une autre session», a-t-il fait savoir.

A noter pourtant que la prochaine session parlementaire se tiendra au mois de mai prochain. Les législatives pourraient cependant se tenir avant. «Si tel était le cas, l’étude du dossier serait remise aux prochains élus», a souligné Jean-Max Rakotomamonjy en mettant en avant la «continuité» des activités parlementaires.

 

Tahina Navalona

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