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Gouvernance minière: l’argent des mines scruté de près

Gouvernance minière: l’argent des mines scruté de près

Un nouvel accord est signé entre l’EITI Madagascar et la Cour des comptes, pour renforcer le contrôle des retombées issues d’exploitations minières dans le pays.

Madagascar est en pleine préparation du prochain rapport EITI (Initiative pour la transparence dans les industries extractives) 2017-2018. Le pays travaille actuellement sur la fiabilité des données à publier dans ce document. Dans ce cadre, l’EITI Madagascar collabore avec la Cour des comptes pour renforcer le contrôle des retombées des exploitations minières à Madagascar.

Un accord a été signé entre les deux entités, durant la cérémonie de clôture de la formation des représentants des entités déclarantes sur les normes EITI hier, à Ankorondrano.

« Cette nouvelle collaboration entre dans le cadre de l’application des normes EITI et donnera plus de crédibilité aux résultats de la Grande île. D’autant que la nouvelle disposition prise par l’EITI Madagascar fait partie de l’exigence 4.9 des normes EITI, en matière de vérification des données sur l’extraction minière », selon les précisions apportées par Daniella Randriafeno, secrétaire exécutif de l’EITI Madagascar.

Alors que la Cour des comptes est surtout connue pour le contrôle de la gestion des finances publiques, cette entité veut scruter de près la traçabilité de l’argent circulant dans le domaine.

Lever le doute

A ce propos, le président de la Cour des comptes, Jean de Dieu Rakotondramihamina a fait savoir que « les activités de la Cour des comptes sont récentes à Madagascar et que celles-ci se sont beaucoup plus focalisées sur l’utilisation de l’argent public et non pas sur tous ces secteurs porteurs dans le pays ».

Avant de poursuivre que « le contrôle des retombées du secteur minier servira à lever le doute qui persiste depuis des années, au niveau de l’opinion publique, selon lequel le secteur extractif est gangréné par la corruption ou encore l’apport de ce secteur sur l’économie est trop minime par rapport aux exploitations faites dans le pays. La Cour des comptes poursuivra ses actions en procédant un audit du secteur».

En effet, auparavant, une administration indépendante a été en charge du contrôle des données de l’extraction minière à Madagascar. « L’entrée de la Cour des comptes dans le processus rendra plus fiables les rapports EITI »,  souligne le secrétaire exécutif de l’EITI à Madagascar.

Si l’EITI a noté un progrès significatif concernant la gouvernance minière à Madagascar, lors de la réunion de son Conseil d’administration, en juin dernier, l’entité a toutefois noté 15 recommandations nécessaires pour garantir la transparence du secteur.

Plus d’engagement de la part l’Etat fait partie des recommandations. Daniella Randriafeno conclut à ce sujet que « cette nouvelle collaboration vise à répondre en partie, aux recommandations de l’EITI internationale ».

Riana R.

 

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