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Rencontre avec le secteur prive: Rajoelina dissipe les craintes du patronat

Rencontre avec le secteur prive: Rajoelina dissipe les craintes du patronat

Le candidat Andry Rajoelina a rencontré le patronat au sein du Groupement des entreprises de Madagascar (Gem) hier, au Carlton à Anosy. Avec brio, il a rassuré son assistance par rapport aux mesures qu’il entreprendra en faveur du secteur privé, dès qu’il sera à la tête du pays.

Les  états généraux de l’économie, l’accompagnement des investisseurs nationaux et étrangers, l’assainissement des marchés publics, la mise en place des polices de proximité, l’éradication du harcèlement fiscal ou encore l’amélioration du climat des affaires sous plusieurs angles. Telles sont les mesures préconisées par le fondateur de l’Initiative  pour l’émergence de Madagascar (IEM), Andry Rajoelina, candidat au second tour de la présidentielle, pour relancer l’économie du pays.

Lors de cette rencontre, le candidat à la magistrature suprême a pu décortiquer son programme en matière économique, à travers les questions qui lui ont été posées.  En même temps, les membres de ce groupement ont pu, à leur tour, évoquer leurs préoccupations majeures. C’est le cas notamment de la sécurité, de la recrudescence des actes de banditisme et de l’industrialisation du kidnapping.

Sécurité des investissements

A titre d’illustration, à la question «Quelles sont les mesures que vous comptez prendre pour sécuriser la population et lutter contre ces fléaux ?», de la présidente du Gem, Noro Andriamamonjiarison, le candidat n°13  a soutenu la nécessité de mettre en place un système de renseignement fiable contre le kidnapping. Il compte en ce sens mettre en œuvre des polices de proximité sans oublier les forces d’intervention spéciale dans plusieurs axes de la capitale et dans d’autres régions. Il a aussi indiqué qu’il faudrait mettre un terme à l’exportation des zébus pour éradiquer ce vol.

Dans le domaine de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit, des mesures concrètes sont aussi avancées par le fondateur de l’IEM. Cela vise à éviter les gaspillages au niveau de l’administration, éradiquer les trafics des ressources naturels ou encore lutter contre la corruption. Sur ce point, le porte-fanion du parti «Tanora malagasy vonona» (TGV) a indiqué, entre autres, qu’il fera assainir le système de passation de marché dès qu’il sera au pouvoir. «Je n’accepterai jamais qu’un détenteur de pouvoir puisse profiter des intérêts personnels au détriment des intérêts généraux », a-t-il plaidé.

Non à la privatisation de la Jirama

Toujours dans cette optique, l’ancien président de la Transition a aussi plaidé pour la mise en place d’une justice indépendante et intègre, la responsabilisation des titulaires des mandats publics, la transparence dans la gestion des affaires publiques pour mettre fin au détournement et au gaspillage, la mise en place d’un système de contrôle des ressources naturelles ou plus encore, le renforcement du contrôle du budget de l’Etat.

«Si l’on utilise à bon escient le budget de l’Etat, on peut ériger des infrastructures pour la population», a-t-il soutenu. Le numéro un de l’IEM  entend aussi mettre fin à la lourdeur administrative et au harcèlement fiscal qui, au passage, constituent un frein au développement d’un pays.

En matière de politique énergétique, le candidat Andry Rajoelina a rappelé que «ce secteur constitue un pilier du développement pour Madagascar et (que) l’IEM dispose d’un vaste projet à ce propos».  C’est le cas notamment de la mise en place d’un système d’énergie hydroélectrique et d’un système hybride.

Par rapport à la société d’Etat qu’est la Jirama, sa position a été ferme. «Il est hors de question de laisser la Jirama entre les mains d’intérêts privés nationaux ou internationaux. C’est une société nationale ayant une mission stratégique. Le seul problème est que, les dirigeants qui se sont succédés ; ont tué à petit feu la Jirama pour l’intérêt de quelques sociétés», a-t-il soutenu. C’est dire que lorsqu’il sera au pouvoir, il défendra l’intérêt de cette société d’Etat au profit des usagers.

 

Rakoto

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