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Chronique: souci de respect de l’être

Même vus de loin les déferlements de violence sur la «plus belle avenue du monde», les Champs Élysées, interpellent jusqu’à quelques 10.000 kilomètres. Exprimer ses impressions risque d’être taxé de faire dans l’ingérence. On éprouve une sorte de gêne rien que de dire l’évolution de la situation par les événements qui se manifestent et que d’exprimer l’impression quant à l’éloignement de toute solution tant réactions et postures incitent à une forme de radicalisation du mouvement de contestation.

Les images transmises témoignent de la violence des troubles, les chocs entre d’une part casseurs et manifestants ivres de colère et d’autre part unités de la force publique expriment toute la brutalité du conflit. Paris brûle. De beaux quartiers prêtent le reflet d’être à feu sans toutefois verser dans l’image d’être à sang. Quoique que l’on dise, quel que soit le regard que l’on porte, il est une réalité : malgré les scènes de guérillas urbaines les pouvoirs publics se contiennent à éviter de verser le sang. Préserver toute vie humaine fait priorité même en cas de menaces graves sur l’ordre public. Ça aussi ça interpelle à 10.000 kilomètres. «Nous ne cultivons pas les mêmes valeurs» ironise un spot publicitaire. Bien sûr que s’agissant de vie humaine les populations de la planète prétendent toutes en respecter la valeur. Ici dans le pays on ne fait pas exception, seulement le prix que l’on y prête et la protection que l’on y accorde n’ont aucune mesure qui autorise de les rapprocher des exigences qui là-bas entourent de précautions la préservation  de la vie humaine. Ici les dahalo et autres bandits ne font aucune considération de la vie d’autrui que ce soit celle des particuliers que ce soit celle des agents de l’ordre, la réciproque dent pour dent, si elle ne trouve pas d’excuse légale, apparait comme réaction aussi normale que légitime. Et des fois même que la gâchette ne démange pas suffisamment les doigts des agents de l’ordre pour qu’ils se lâchent à exercer une sorte de permis tacite à tuer sans procès, il arrive que la foule se fâche jusqu’à se friter avec les forces de l’ordre afin de satisfaire des instincts sauvages de revanche par le lynchage. Faux ! Il ne s’agit pas d’instinct de fauve, simplement une réponse des oubliés face au mépris du système qui par incompétence ou par cynisme égoïste favorise les circonstances d’un retour au règne de la jungle. La question de sécurité est devenue un sujet hautement sensible que les propositions d’y apporter solution constituent un thème très porteur.

Léo Raz

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