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Apiculture moderne: le transfert technologique reste un défi

Apiculture moderne: le transfert technologique reste un défi

Peu d’apiculteurs sont convaincus d’investir dans l’apiculture moderne. La demande est grande, mais les producteurs n’ont pas assez de matériel pour améliorer leur capacité de production. Pas plus de 15% des éleveurs possèdent des moyennes ou grandes exploitations ou du moins, suivent les techniques d’apiculture moderne.

Produire du miel de qualité et quantité suffisantes demeure un challenge pour les apiculteurs malgaches. Les aléas climatiques, les maladies, les feux de brousse et bien d’autres menaces déciment les populations d’abeilles. L’adoption de techniques modernes serait avancée comme solution à la pérennisation de la filière.

« Outre l’utilisation de la ruche moderne, qui garantie la qualité du miel produit et facilite déjà le travail de l’apiculteur en plus de l’amélioration de la production en augmentant la quantité de miel produit, l’élevage en serre ou en salle serait également une technique à adopter pour protéger les populations d’abeilles », selon la plateforme miel de Madagascar. En effet, le marché est vaste, mais la production nécessite des améliorations.

Le faible pouvoir d’achat de la population rurale fait que le coût de l’investissement que représentent l’acquisition et l’entretien des ruches modernes dépasse souvent ses possibilités. Aussi, elle a encore besoin de plus de matériel, étant donné l’évolution technologique actuelle qui n’a pas manqué de toucher la filière apicole.

Néanmoins, certaines initiatives de développement prennent forme. Madagascar a mis en place cette année deux mielleries dans l’Atsimo Atsianana et dans la Sava.

Structuration de marché

Le facteur limitant le plus important est sans doute l’absence d’un marché structuré pour écouler la production. Les professionnels utilisant des techniques avancées sont en effet contraints d’aligner leurs tarifs à ceux des apiculteurs-cueilleurs.

Madagascar est un pays producteur de miel exotique, grâce à sa richesse en plantes mellifères spécifiques pour toutes les régions. L’on connait entre autres le miel d’eucalyptus, de café, de litchi, de niaouli, de mille fleurs, de baobab… Bref, du miel presque 100% naturel. Depuis la levée de l’embargo de l’exportation vers le marché européen en 2012, les promoteurs tentent de remettre sur les rails le train de développement de cette filière et de relancer l’exportation des produits apicoles malgaches.

Et l’année dernière, selon les statistiques du ministère en charge de l’Elevage, Madagascar a pu en exporter 26 tonnes vers la France, La Réunion, Maurice, le Japon, les autres pays membres de l’Union européenne et vers les Etats-Unis.

Arh.

 

 

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