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Jirama: une subvention de 255 milliards d’ariary en 2019

Jirama: une subvention de 255 milliards d’ariary en 2019

La subvention allouée à la Jirama accapare encore une grande partie du budget de l’Etat. Elle sera de 255 milliards d’ariary l’année prochaine, d’après le projet de Loi de finances initiale 2019.

La gestion de la trésorerie de la Jirama reste un réel casse-tête, tant pour l’Etat que pour la compagnie d’eau et d’électricité. Pour l’année 2019, la subvention de la Jirama s’élèvera à 255 milliards d’ariary, telle inscrite dans le projet de la LFI 2019. Par ailleurs, le budget alloué aux transferts et subventions augmentera de 6,5% l’an prochain, soit une variation de 70 milliards d’ariary. Le montant du budget prévu à cet effet sera alors d’un montant de

1.141 milliards d’ariary.

Difficultés financières

Cette société d’Etat continue à faire face à des difficultés dans la gestion de sa trésorerie, en dépit des efforts fournis afin de redresser la compagnie. L’envolée du prix du pétrole, au niveau international, a également aggravé la situation de l’établissement  public, l’an dernier.

Avec une subvention prévue initialement à 209 milliards dans la LFI 2018, ce montant a été revu à la hausse dans la LFR 2018 pour atteindre les 309 milliards d’ariary.

Alors que la subvention destinée à la Jirama sert essentiellement à éponger ses passifs, auprès de ses fournisseurs, une source avérée, auprès de cette société, a avancé que les 309 milliards d’ariary de subvention en 2018 avaient d’abord servi à régler les arriérés de la société qui s’étaient accumulés durant les années précédentes.

Et d’ajouter que sur ces 309 milliards d’ariary, 106 milliards d’ariary ont été réalisés jusqu’à présent. Ce qui a, entre autres, entraîné le retour du délestage dans la capitale il y a quelques semaines.

Dans tous les cas, la réduction du budget alloué aux transferts et aux subventions est fortement préconisée par les Partenaires techniques et Financiers (PTF) pour permettre à l’Etat d’augmenter les dépenses dans les secteurs prioritaires, tels que l’éducation, la santé, les infrastructures.

Riana R.

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