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Clan Ravalomanana: manifestation non autorisée à Ambohijatovo

Clan Ravalomanana: manifestation non autorisée à Ambohijatovo

Alors que les résultats du premier tour de la présidentielle ne sont pas encore officialisés et que la tendance obtenue par son candidat reste aléatoire, le parti Tim prévoit déjà une descente à Ambohijatovo.

L’ancien chef de l’Etat Marc Ravalomanana prévoit-il déjà de refaire le coup de 2002 ? S’il est difficile de répondre à cette question dans l’immédiat, cela en a l’air. En effet, le candidat à la présidentielle entend organiser une rassemblement ce samedi, à Ambohijatovo pour officiellement remercier ses électeurs. Au lendemain du jour du vote, l’initiative n’est en tout cas pas fortuite.

Cependant, selon une source auprès de la Préfecture à ce propos, la demande de la tenue de cette manifestation n’est pas passée par les autorités compétentes. « Le parti Tim n’a pas encore demandé l’aval de la Préfecture, donc, ce sera une manifestation non autorisée ».

Et d’ajouter, « Il est fort possible que les forces de l’ordre soient mobilisées pour contenir cette manifestation car selon la procédure régulière, une demande d’autorisation devrait être remise  48h à l’avance à la Préfecture ». Ce qui n’est apparemment pas encore le cas jusqu’ici.

Les partisans de l’ancien président sont en effet des habitués de coup de force comme c’était déjà le cas en 2002. D’ailleurs, alors que la Haute cour constitutionnelle (HCC) vient de rappeler qu’il lui incombe, avec la Ceni, de statuer sur les résultats des élections, le quartier général du candidat Ravalomanana continue d’inonder la toile sur des chiffres donnant son candidat vainqueur au premier tour.

La Communauté internationale suit de près

En tout cas, la communauté internationale, dont les observateurs se prononceront ce jour à propos de l’élection, ne reconnaîtrait cette tentative de pression du clan Ravalomanana. En marge d’une rencontre avec le ministère des Affaires étrangères, le chef des observateurs de l’Union européenne, Critian Preda, a déjà lancé un appel à l’endroit des acteurs politiques.

« Nous espérons donc que, au-delà de l’atmosphère bonne et amicale, les candidats prendront leur responsabilité. Et prendre les responsabilités, c’est bien sûr reconnaître l’autorité des institutions du pays, les institutions qui doivent gérer le processus électoral proprement dit, durant le jour du vote et la gestion des résultats ».

Le numéro 1 des observateurs de l’Union européenne a aussi rappelé que la communauté internationale reconnaîtra le candidat déclaré vainqueur par les institutions.

« Nous espérons d’ailleurs qu’après le jour du vote, il n’y aura pas de mobilisation de rue qui conduira à un dérapage, ce sera dommage », a-t-il ajouté, en notant que dans une démocratie, il ne faut pas simplement séduire pour gagner des voix, mais vraiment comprendre les attentes des électeurs.

 

 Rakoto

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