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Attaques contre les forces de l’ordre: Fanirisoa Ernaivo suspendue de ses fonctions

Attaques contre les forces de l’ordre: Fanirisoa Ernaivo suspendue de ses fonctions

Suite à ses propos virulents à l’endroit des forces de l’ordre, la candidate Fanirisoa Ernaivo a été suspendue de ses fonctions, auprès de la Magistrature.

La réaction du ministère de la Justice ne s’est pas fait attendre, suite aux propos de la magistrate, Fanirisoa Ernaivo, envers les forces de l’ordre. Ayant d’abord condamné ces actes, le ministère de la Justice a par la suite décidé de suspendre la principale concernée de ses fonctions.

«En application des dispositions de l’article 60 du statut de la Magistrature, Madame Fanirisoa Ernaivo,… est suspendue de ses fonctions jusqu’à la décision définitive sur l’action disciplinaire la concernant», stipule la lettre portant décision du ministère de la Justice, mardi dernier.

«D’autant qu’elle n’a droit à aucune rémunération à l’exception des avantages familiaux», y a-t-on également précisé.

Les réactions des membres de la Magistrature ont été unanimes sur le sujet et les déclarations de condamnation se sont succédé, de la part de magistrats, du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) puis du  ministère de la Justice, pour en arriver à cette suspension.

Cependant, l’article 2 de la décision du ministère de la Justice précise que «la situation de ce magistrat doit être réglée dans un délai de 6 mois, à compter de la date de décision de suspension». Fanirisoa Ernaivo devra ainsi attendre l’issue de sa suspension.

Cette suspension pourrait cependant s’ajouter à d’autres sanctions, étant donné que le ministère de la Sécurité publique a également déposé plainte, auprès du tribunal de Première instance d’Antananarivo contre Fanirisoa Ernaivo. La Police nationale lance d’ailleurs un appel aux autorités compétentes pour qu’elles prennent leurs responsabilités sur l’affaire, à savoir la HCC, le CSM, la Ceni mais également le SMM.

Appel à la retenue

Pour sa part, la Commission nationale indépendante pour les droits de l’Homme (CNIDH) appelle les candidats à «la retenue, la responsabilité et au respect de la dignité de l’autre», en soulignant clairement le cas de Fanirisoa Ernaivo.

Particulièrement soucieuse du respect des droits de l’Homme, la CNIDH estime que les propos de la candidate sont «de nature à mettre en péril le climat de paix, très relative et très fragile, maintenu jusqu’ici autour du processus électoral. On sait quelles violations graves des droits de l’Homme nous menacent si cette paix est rompue».

A noter que le scrutin se tiendra d’ici mercredi. Pour la Commission, «Le besoin d’attirer l’attention sur soi dans le cadre de la campagne électorale n’excuse pas la violence verbale et l’appel à la haine, sources de violations incontrôlées de droits de l’Homme».

Tahina Navalona

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