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Christian Ntsay – Elections: «Ce n’est pas une option mais une obligation»

Christian Ntsay – Elections: «Ce n’est pas une option mais une obligation»

Alors que certains tentent par tous les moyens de saborder les élections du 7 novembre, le Premier ministre Christian Ntsay reste confiant. Pour lui, le processus électoral doit avancer et l’échéance sera maintenue.

«L’espace politique malgache permet à chacun de s’exprimer mais il est clair aussi que nous ne pouvons pas faire n’importe quoi car il ne s’agit pas des uns et des autres mais du pays, de l’intérêt de la nation», a indiqué le chef du gouvernement, Christian Ntsay, hier, en marge de la célébration de la journée des Nations unies à Andraharo. Pour lui, la date du 7 novembre est maintenue  malgré la tentative de certains acteurs, voire candidats, à vouloir la repousser. «On n’a pas le choix de faire autre chose que de respecter les cadres et l’agenda constitutionnels qui imposent surtout au peuple de ce pays d’admettre qu’il ne s’agit pas d’une option mais d’une obligation», a-t-il annoncé en soulignant que les autorités malgaches tiennent à respecter cet agenda. Soucieux du respect de la démocratie, le Premier ministre a fait part de la volonté du gouvernement à se tenir au courant de ce que les 26 candidats auront décidé à l’issue de la conférence au CCI Ivato. «Nous prendrons en compte toutes décisions allant dans l’intérêt du peuple tant qu’elles sont conformes à la Constitution et aux textes en vigueur», a-t-il précisé.

Christian Ntsay se veut confiant quant à la poursuite du processus. «La diversité d’opinions existe toujours, malgré cela, la tenue des élections devra être  respectée. Il s’agit d’une prise de responsabilité», a-t-il fait savoir. Dans tous les cas, le chef du gouvernement a affiché sa volonté à sortir de cette crise. «En tant que responsable, il est tout à fait possible que je rencontre les candidats, mais quel texte prévoit la rencontre directe du gouvernement avec les candidats ? La tenue du cadre de concertation relève de la Ceni, et nous avons le devoir de respecter la loi en vigueur», a-t-il conclu.

Engagement au processus

Pour sa part, la représentante résidente du Système des Nations unies à Madagascar, Violette Kakyomya, a tenu à respecter les décisions malgaches tout en affichant sa volonté d’accompagner le pays. «Nous devrons rester neutres et nous accompagnons le processus par rapport à son déroulement et les décisions prises au niveau national», a-t-elle déclaré. Toutefois, «Les discussions entre les acteurs font aussi partie du processus démocratique», a-t-elle poursuivi. Questionnée sur un éventuel report, Violette Kakyomya a répondu que son organe restera «acteur d’accompagnement». «Pour l’heure, nous nous sommes engagés à appuyer le pays pour que le processus soit un succès», a-t-elle conclu.

Tahina Navalona

La Conférence souveraine étant prévue ce jour, les participants ont invité toutes les forces vives du pays, notamment les autorités compétentes, les sociétés civiles  et les partis politiques. Sur ce point, la Ceni a tenu à préciser qu’elle ne sera pas de la partie. Elle estime en effet que les candidats ont eu assez d’informations concernant les élections, notamment sur la liste électorale et la tenue d’une énième réunion ne sera plus nécessaire.

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