Flash
Préc Suiv

Crabes de mangroves: 7.500 tonnes de «production maximale équilibrée»

Crabes de mangroves: 7.500 tonnes de «production maximale équilibrée»

Les mangroves de Madagascar représentant 20% de la superficie en Afrique et 2% dans le monde, ont une capacité de «production maximale équilibrée» annuelle de 7.500 tonnes de crabes sans risque de surexploitation, selon les chiffres retenus officiellement par le ministère des Ressources halieutiques et de la pêche (MRHP).

Et afin d’atteindre cette capacité, certaines conditions sont à respecter, comme la bonne répartition de la pêche sur toutes les zones riches en mangroves.

Pourtant, certaines mangroves à proximité des grandes villes ou des axes routiers montrent des signes de surexploitation (baisse du rendement de pêche, disparition des gros crabes). La chute des captures de crevettes, suite à la surexploitation, a poussé plusieurs pêcheurs de mangroves à s’adonner à l’exploitation du Scylla serrata, le crabe de mangroves le plus grand et le plus prisé pour sa chair. La pression sur les ressources augmente.

Développement de la filière

Depuis le 1er janvier 2017, le gouvernement a appliqué un Plan de gestion et d’aménagement de la pêcherie aux crabes et a limité à 10 cm la taille minimale de capture autorisée et l’interdiction de la pêche et de la commercialisation des femelles ovées et crabes mous.

Au début de l’année 2015, le MRHP, en collaboration avec le projet SmartFish/UE/FAO, a adopté un programme pour créer des conditions favorables relatives à l’exportation de crabes vivants, à savoir : la taille minimale autorisée (11 cm) ; le quota annuel de pêche (5.000 t) ; le quota d’exportation, en poids vif (4.250 t) ; la période de fermeture de l’activité de la filière (4 mois) ; l’interdiction de la coupe et de la vente des bois de mangroves.

Depuis les cinq dernières années, on observe un développement rapide de la filière. Les captures annuelles ont augmenté de 4.052 t en 2012 à 6.018 t en 2017. Aussi, la valeur d’exportation pour la même période a été multipliée par trois. Les promoteurs de la filière notent également, une croissance considérable du revenu, tant chez les pêcheurs que chez les autres acteurs, qui vendent leurs produits beaucoup plus cher.

Conscient de ces possibilités, le MRHP, le réseau Mihari, avec l’ONG Blue Ventures, WWF et Conservation international Madagascar, ont organisé hier, à l’hôtel Panorama Andrainarivo, une journée de restitution nationale des conclusions et recommandations des ateliers interrégionaux, tenus dernièrement à Morondava et Ambanja.

 

Arh.

 

Les commentaires sont fermées.