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Chronique: silence honteux de la communauté internationale

Contrairement à leur souci de soigner l’image de paraitre sourcilleux contre tout manquement au respect des droits humains nombreux états ferment les yeux sur les pratiques condamnables de certains pays avec lesquels ils trouvent intérêt à traiter de bonnes affaires. Cette affirmation n’est pas gratuite, quelle puissance «civilisée» ne déroule pas le tapis rouge pour accueillir un émir du Golf en visite chez elle ? Aucune des grandes puissances ne s’autoriserait à se mettre à dos la République Arabe Unie rien que par le fait de signifier publiquement une réprobation concernant le traitement indigne réservé au personnel domestique d’origine étrangère qui y travaille. Difficile de dire que les employeurs ont tous les droits sur ce petit personnel, mais ça revient pratiquement au même que d’affirmer que ces petites gens ne trouvent droit à porter plainte contre les maltraitances dont elles sont victimes : recevoir des coups, subir des viols, des violences extrêmes jusqu’à entraîner la mort. Les pays de nababs restent fréquentables, encore plus pour des petits pays, Madagascar ne fait pas exception et entertient de bonnes relations diplomatiques avec des Etats où contradictoirement il est fait défense d’y aller pour des catégories de citoyens, au risque pour le pays d’être mis au ban de la communauté internationale  au motif de favoriser la traite d’esclaves pieusement qualifiée traite humaine. Et pourtant le trafic persiste, des volontaires se trouvent toujours à vouloir tenter le pari à hauts risques d’une mésaventure et courir l’aventure d’une dernière chance. A quel niveau d’enfer ces «damnés de la pauvreté» sont-ils parvenus à considérer leur vie à Madagascar pour oser troquer cette situation contre la promesse d’un éden qu’à l’avance ils savent aussi d’enfer.

Ces bonnes gens, femmes et hommes, candidats à la présidentielle, trouveraient dans ce phénomène les signes d’une désespérance qui envahit la population. L’exode devient un fantasme pour pouvoir espérer un salut. Seule une victoire sur la pauvreté trouverait chance à sortir la population de cet état pathologique, pathologie lorsque plus qu’à chercher des remèdes sur place l’esprit et les efforts sont tournés à rêver d’une fuite. Pour l’instant on se satisfait de considérer ceux qui tentent une fuite, à la manière de certains pays en Europe traitent les islamistes qui tentent ou reviennent d’une aventure en Syrie.

 

Léo Raz

 

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