Flash
Préc Suiv

Présidentielle: les anti-élections reviennent à la charge

Présidentielle: les anti-élections reviennent à la charge

Les groupuscules politiques des anti-élections reviennent à la charge pour tenter de saper le processus en marche. Celui-ci est  pourtant irréversible.

De nouveau à la charge. Alors que le processus électoral entame sa dernière ligne droite avec l’ouverture de la campagne électorale, des acteurs politiques entendent encore remettre en cause les acquis de ces derniers mois. Une situation paradoxale au vu de la volonté de tout un chacun d’aller aux urnes pour démarrer une nouvelle page de la vie sociopolitique.  Parmi ces récalcitrants figurent un certain Gilbert Maminirina Andrianaivoson, présenté comme le fondateur de l’ONG Green-Cross Madagascar. Cette personnalité a d’ailleurs fait une apparition très médiatisée, ces jours-ci, pour demander la dissolution des institutions tels que le gouvernement, la Ceni ou encore la HCC. Sauf que, après des multiples recoupements,  il apparait que cette organisation non-gouvernementale, qui n’a pas vocation à se prononcer sur des sujets politiques, ait été usurpée.

En réalité, il s’agit d’une manœuvre montée par des acteurs politiques, en panne d’idée, visant à torpiller la tenue des élections prévue pour le 7 novembre. Dans cette optique, ils n’ont trouvé comme solution que d’usurper la renommée d’une ONG pour donner une certaine crédibilité et une résonnance à leur forfaiture. Coïncidence ou pas, le discours de l’usurpateur coïncide avec les revendications des 22 candidats contre les élections et les actions juridiques menées en coulisses par les proches de l’ancien président de la République. A l’instar du candidat Tabera Randriamanantsoa qui avait demandé l’annulation des élections devant le Conseil d’Etat. D’ailleurs, l’ONG Green Cross citée plus haut aurait d’ailleurs pris le relais de cet homme politique en déposant à son tour une requête auprès du conseil d’État demandant la suspension et l’annulation du décret de nomination du Premier ministre. Une initiative qui a peu de chance d’aboutir.

Manœuvres anticonstitutionnels

Outre cette ONG, d’autres entités conduites par l’ancien maire de Fianarantsoa, Pety Rakotoniaina, ont par ailleurs rencontré la presse hier au Colbert pour continuer de militer contre la tenue des élections.  En tout cas, il y a une évidence que les anti-élections doivent prendre en compte, le fait que l’avancée en matière de processus électoral n’est plus réversible. Le pays se trouve dans un contexte de campagne électorale et que les manœuvres dilatoires visant à bloquer ce processus risquent  de compromettre les acquis démocratiques à Madagascar. Et pour cause, leurs actions pourraient tomber sous le coup de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance qui qualifie de changement anticonstitutionnel de  gouvernement et est passible de sanctions appropriées de la part des partenaires internationaux.

Il faut aussi signaler que la nomination du Premier ministre de consensus a été effectuée conformément à la Constitution et la décision n°18-HCC/D3 du 25 mai 2018 relative à une requête en déchéance du Président de la République Hery Rajaonarimampianina qui constitue l’instrument juridique principal des élections présidentielles qui se tiendront le 7 novembre 2018.  Cette décision a clairement précisé que le Premier ministre est inamovible jusqu’à l’élection du nouveau président de la République.

Rakoto

 

Les commentaires sont fermées.