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Agroalimentaire: miser sur les petites en moyenne production pour plus de durabilité

Agroalimentaire: miser sur les petites en moyenne production pour plus de durabilité

Les volumes de production ne permettent pas aujourd’hui aux entrepreneurs malgaches d’aller vers la grande distribution. Les membres du Club entrepreneurs étudiants du rendez-vous des entrepreneurs (CEERE) misent ainsi sur les petites en moyenne production pour plus de durabilité dans l’exploitation des marchés.

La formalisation des entreprises demeure un challenge pour les petites et moyennes entreprises (PME), en particulier pour Madagascar. Par ailleurs, l’intégration de grands marchés internationaux nécessite le plus souvent des fonds assez conséquents dans les investissements. Le réseautage joue un grand rôle dans ce sens.

Pour exploiter durablement le marché ainsi que pour faciliter le réseautage des jeunes entrepreneurs malgaches avec les opérateurs européens, le CEERE et le lycée professionnel privé Saint-Yves de Bain de Bretagne, France, misent sur les petites en moyenne production.

«Le CEERE fournit effectivement des appuis techniques et des accompagnements, notamment pour les jeunes entrepreneurs malgaches», comme l’a expliqué hier, Maya Ralaizafindrakoto, vice-président du CEERE. «Aller sur l’épicerie fine nous a paru plus judicieux que d’aller sur la grande distribution, parce que les volumes de production ne permettent pas aujourd’hui aux entrepreneurs malgaches d’aller vers la grande distribution. Par contre, sur l’épicerie fine, nous sommes plutôt sur les petites quantités mais sur des commandes vraiment fidèles sur trois à quatre ans. L’appareil productif des membres du CEERE a priori répond à ces critères», a expliqué pour sa part Fabien Lambert, directeur adjoint du lycée professionnel privé Saint-Yves de Bain de Bretagne, France.

Les membres du CEERE au SIAL de Paris 2018

En effet, le CEERE et le lycée professionnel privé Saint-Yves de Bain de Bretagne, France, ont élaboré un projet de voyage entrepreneurial afin d’accompagner les membres du Club pour participer au Salon international de l’Agroalimentaire «Sial de Paris 2018» qui aura lieu du 21 au 25 octobre prochain à Paris Nord Villepinte.

La délégation malgache est composée des membres du CEERE qui ont une production agroalimentaire à Madagascar sur le girofle, la vanille et les produits à base de baobab. Les membres du CEERE sont accompagnés par les étudiants français qui viendront apporter leur appui pour les mettre en relation avec les partenaires français. Une vingtaine de rendez-vous BtoB ont été programmés pour 13 membres du CEERE avec des acheteurs français.

«Les opportunités économiques pour Madagascar c’est d’être à la rencontre des plus grands distributeurs français, notamment sur l’épicerie fine, puisque notre stratégie s’est basée sur l’exposition de produits malgaches de qualité et d’aller plutôt sur des enseignes qui sont en France des petites ou moyennes enseignes, qui privilégient des contrats longue durée», a ajouté Fabien Lambert.

L’intérêt pour Madagascar c’est de pouvoir structurer localement une production, des sites de transformation et bien évidemment, exporter à l’échelle française les produits. La France étant également l’une des premières destinations touristiques en Europe pourrait avoir à plus long terme un rayonnement sur les pays frontaliers, comme l’Allemagne, la Suisse, l’Italie et l’Espagne.

 

Arh.

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