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Votons pour elles

Votons pour elles

Des lobbyings ici et là, des rencontres secrètes, des galas en l’honneur de telle ou telle candidat et des bruits de couloirs rapportant les défauts et qualités d’une candidate par rapport à son adversaire.  En somme, de l’effervescence. A vrai dire, il ne s’agit nullement de la campagne électorale pour la présidentielle du 7 novembre à Madagascar où trente-six candidats rivalisent d’ingéniosité pour se faire entendre. Il s’agit plutôt d’une autre campagne, loin des tumultes médiatiques, à savoir celle du secrétariat général de la Francophonie où deux « femmes de fer » s’affrontent.

La première, la secrétaire générale sortante, Michaëlle Jean, a déjà fait ses preuves au sein de l’organisation Francophone. Et il appartient au Chef d’Etat présent en Arménie actuellement de se prononcer sur ses bilans.  Comme dans toutes les élections, certains estiment qu’elle a su garder la tête sur les épaules, tandis que d’autres, images et chiffres à l’appui, prétendent le contraire.

La canadienne devra toutefois faire face à la Rwandaise Louise Mushikiwabo, actuel ministre des Affaires étrangères de son pays. Les diplomates qui ont eu l’occasion de la côtoyer au sein de l’Union Africaine et dans d’autres rendez-vous internationaux, assurent qu’elle est la candidate  idéale pour ce poste, certes symbolique, mais ô combien important. La France l’a d’ailleurs adoubée depuis belle  lurette dans cette quête.

Pour qui votera Madagascar ? Voilà une question difficile à répondre mais semble, pourtant, légitime. Celle avec qui le pays a pu réaliser le Sommet de la Francophonie en 2016 ? Michaëlle Jean avait d’ailleurs fait plusieurs déplacements à Madagascar dans ce sens. A l’époque, elle a certes ressenti les appréhensions des Malgaches relatives à concrétisation du sommet de la Francophonie.

Ou Madagascar votera celle qui semble être plus proche de nous géographiquement? Seuls les présidents d’Etat en Arménie, peuvent répondre à ces questions, du moins pour le moment, car dans ce genre d’élections, les votes se font souvent de manière secrète.

Toujours est-il que dans cette histoire, il s’agit déjà d’une victoire pour les femmes. Honneur donc aux femmes.

Rakoto

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