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Campagne électorale: l’Intérieur insiste sur la neutralité de l’administration

Campagne électorale: l’Intérieur insiste sur la neutralité de l’administration

La campagne électorale ayant débuté hier, le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation a tenu à faire quelques précisions  sur la neutralité de l’administration. Des sanctions sont prévues par les textes.

«Tout fonctionnaire se doit de respecter la neutralité de l’administration», a mis en garde le ministre Tianarivelo Razafimahefa, hier à Anosy, lors d’une rencontre avec la presse.

Il fait ainsi référence à l’article 60 relatif au régime général des élections et des référendums stipulant qu’ «Il est interdit à tout fonctionnaire civil ou militaire et agent non encadré de l’Etat et des collectivités territoriales décentralisées, qui sont soumis à des obligations de neutralité, d’assiduité, de plein emploi et d’honnêteté, et sous les peines prévues à l’article 227 de la présente Loi organique pour les infractions en matière de propagande électorale, de participer à la campagne électorale en vue de faire voter pour un candidat, une liste de candidats ou une option».

Peine d’amende et d’emprisonnement

Tianarivelo Razafimahefa insiste sur les sanctions. «La Constitution y fait référence, de même le Statut général des fonctionnaires, mais également les nouveaux des textes électoraux», a-t-il rappelé.

En effet, le non respect de la neutralité de l’administration est passible non seulement  d’amende mais également d’une peine d’emprisonnement. Cela, pour ne citer que de l’article 220 des textes électoraux :«L’ usage de ressources administratives ainsi que des prérogatives de puissance publique à des fins de propagande électorale entraîne l’annulation des voix éventuellement obtenues par l’option ou le candidat ou la liste de candidats mis en cause, dans la ou les localités où l’infraction a été constatée, et est puni d’une peine de deux (2) à cinq (5) ans d’emprisonnement».

L’article 227 évoque une peine d’amende de deux à cinq millions d’ariary.

Néanmoins, le ministre a tenu à rassurer que ces sanctions ont pour objectif de protéger les fonctionnaires et non de réellement les punir.

Pour les candidats, la campagne électorale fera l’objet de régulations, que ce soit dans la capitale ou au niveau des districts. «Les autorisations devront être déposées 48 h avant la manifestation. Les responsables décideront de l’octroi ou non des autorisations selon le respect ou non de l’ordre et de la sécurité publique», a soutenu Tianarivelo Razafimahefa.

Tahina Navalona

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