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Présidentielle: «Que le meilleur gagne !»

Tel est l’adage de ceux qui vont participer à un concours ou à une compétition. Aujourd’ hui c’est un grand jour pour la démocratie et la marche vers une reconnaissance des valeurs républicaines. La campagne présidentielle s’ouvre avec 36 participants.

Chacun des candidats ont leur spécificité, leurs atouts, leurs défauts. Il va falloir démontrer aux électeurs et à la majorité de la population, la justesse, la crédibilité de leurs programmes et notamment le réalisme que vont apporter les réformes, le développement, la transformation de leur vie quotidienne permettant de leur sortir de cette pauvreté ambiante.

Beaucoup de candidats veulent faire rêver les Malgaches. Le mot «émergence» est galvaudé et est devenu un slogan accompagné d’une soi-disant refondation et reconstruction.

Chers lecteurs, compatriotes, sachons choisir celui qui détient les clés de voûte et qui a déjà de l’expérience dans la gestion des affaires publiques, une expérience de la diplomatie internationale, maîtrisant la géopolitique car nous ne pouvons pas négliger la mondialisation et les nouvelles technologies de communication.

Notre pays regorge de ressources naturelles, minières, pétrolières, des avantages à exploiter rationnellement ou l’on peut travailler avec des partenaires et investisseurs étrangers que la  partie malgache choisira elle même, suivant la vision que programme celui qui aura ces élections. Cela aura force de loi puisque le projet a été adoubé par suffrage universel et ne peut être modifié comme à l’accoutumée par un Premier ministre devant l’Assemblée nationale lors de la présentation de la séance de son programme de politique générale, le jour de son investiture.  C’est cette contradiction qui a toujours été à l’origine des échecs  économiques de Didier Ratsiraka. Aucune cohérence et articulation entre les politiques budgétaires, monétaires et sociales sans parler de la nouvelle donne écologique actuellement avec les orientations, promesses pendant la propagande. Ce quinquennat de Rajaonarimampianina en est une flagrante illustration. La grande corruption est venue se greffer dans cette gestion. On peut d’ores et déjà imaginer que l’ancien Président Rajaonarimampianina, tout comme ses deux compères, Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana,  n’auront pas de chance de revenir au pouvoir.

Au fil des jours, on verra l’évolution des autres protagonistes, mais pour les observateurs avertis, Andry Rajoelina reste le favori, le temps le démontrera s’il mène à bien sa monture et que son entourage soit bien géré et sélectionné.

Bonaventure

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