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Charte de bonne conduite: la crédibilité des élections en ligne de mire

Charte de bonne conduite: la crédibilité des élections en ligne de mire

La charte de bonne conduite et d’intégrité des candidats pour une élection présidentielle apaisée a été finalisée et attend la signature des candidats. Pourtant, beaucoup d’entre eux nourrissent de sérieuses appréhensions quant à sa finalité.

Afin d’assurer la paix et la stabilité durant l’élection présidentielle, cinq membres de la société civile et sept institutions se sont joints pour élaborer une charte de bonne conduite et d’intégrité censée éviter les dérives, pré et postélectorales. Politiciens et candidats semblent pourtant réticents quant à son contenu et les organisateurs ont eu du mal à les convaincre. Certains ont même déjà indiqué ne pas vouloir la signer.

La charte est composée de 30 articles détaillant les engagements des candidats,  avant et après le scrutin. Parmi ces engagements figurent la nécessité de procéder à la déclaration de patrimoine, le respect des textes électoraux, ou encore la vérification de la liste électorale. Pour aller plus loin encore, la charte évoque quelques points sensibles susceptibles de faire reculer les candidats,  comme le fait d’«Informer le public sur le montant, la nature et la provenance des fonds de campagne», de «Ne pas faire de dépenses ostentatoires, abusives et déplacées au mépris de la pauvreté », ou encore de ne pas recourir aux avantages et pouvoirs de l’Etat.

Réticences

Après le scrutin, les candidats devront également s’engager à «Respecter le verdict des urnes» et «Se féliciter mutuellement». Pour éviter les descentes dans les rues ou autre contestation en dehors des recours juridiques, la charte ordonne aux candidats de, «Recourir aux juridictions compétentes pour tout contentieux».

Dans tous les cas, deux candidats ont déjà indiqué ne pas vouloir signer la charte, à savoir les candidats José Andrianoelison et Saraha Rabeharisoa. Cette dernière n’étant pas convaincue du contenu, pour ne citer que l’article 30 qui demande aux candidats, «D’organiser un dialogue national pour la Refondation de la nation et de la République, gage de la stabilité sociale».

Les initiateurs, notamment le CFM, la Ceni, la CNIDH, le Bianco, Transparency international, le Samifin, le CSI, ainsi que le Rohy, invitent ainsi les candidats ce jour au siège du CFM à Ampefiloha, pour les convaincre et persuader de  signer la charte.

Tahina Navalona

 

 

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