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Accident à Ivandry: le PM ordonne une enquête interne

Accident à Ivandry: le PM ordonne une enquête interne

Une enquête interne est ouverte au niveau de la Primature suite à l’accident survenue vendredi dernier à Ivandry, impliquant la tête de cortège du Premier ministre. Le locataire de Mahazoarivo a pris les choses en main.

L’accident de la voiture ouvreuse du Premier ministre,  vendredi dernier à Ivandry, continue de déchainer la passion, notamment auprès des internautes avides de sensation.  Pour autant, dès la première minute, le Chef du gouvernement a assumé ses responsabilités, notamment à propos de la prétendue ivresse du conducteur.

«A ce sujet, le Premier ministre a déjà ordonné à ce qu’une enquête interne soit immédiatement ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident. Par ailleurs, la police nationale – le commissariat central –  a également ouvert une enquête par le biais de la brigade des accidents de circulation», a rapporté une source auprès de la Primature, hier. «S’il y avait une quelconque faute professionnelle d’un des agents ayant assuré le convoi ce soir-là, il ne resterait pas impuni et tous les responsables doivent répondre de leurs actes, parce que personne n’est au-dessus de la loi», aurait indiqué le Chef du gouvernement. Cette source ajoute en outre que «la Direction de la sécurité de la Primature a souligné que toutes les procédures de sécurité ont scrupuleusement été respectées, aussi bien au niveau du matériel que des ressources humaines durant cette journée».

Hors de danger

En ce qui concerne les deux enfants touchés par l’accident, force est de signaler qu’aucun d’entre eux n’est décédé, contrairement aux informations véhiculées ces temps-ci. Au contraire, leur vie est hors de danger et leur état de santé s’améliore nettement depuis vendredi. Le Premier ministre lui-même est d’ailleurs venu prendre des nouvelles de ces deux enfants à l’hôpital où ils sont évacués.

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la première fois qu’un cortège officiel fait un accident, et pourtant, on a voulu s’attaquer personnellement au Chef du gouvernement pour des raisons politiques.  D’ailleurs, la grande majorité des réactions et critiques sur le sujet est due, non seulement à la méconnaissance des règles de sécurité, mais également à la déformation délibérée des véritables circonstances de l’accident. Le fait est que les abus en matière de circulation, commis par les responsables du régime HVM pendant des années, ont tellement été flagrants, or, cet accident a servi d’opportunité pour certains.

Méconnaissances

Les déplacements des chefs d’institution constituent une mission officielle, selon la direction de la sécurité de la Primature. D’ailleurs, certaines dispositions du code de la route ne sont pas applicables, sous conditions,  «aux véhicules et conducteurs des convois et transports militaires, des matériels spéciaux de l’armée, de la gendarmerie et de la police nationale, aux véhicules administratifs, de secours d’urgence agréés et aux spéciaux de services de lutte contre l’incendie, qui font l’objet de réglementations particulières». C’est ainsi que les véhicules compris dans cette catégorie doivent faire usage de gyrophare et de sirène.  Ces distinctifs signifient que les dispositions du code de la route ne s’appliquent pas au cortège officiel. Le décret 71-138 du 23 mars 1971 relatif à la police de la circulation routière et l’arrêté n°1177 du 26 mars 1971 relatif à l’éclairage et à la signalisation de véhicules, mentionnent par ailleurs que, peuvent utiliser les feux tournants à éclat ou des feux intermittents sur le toit des véhicules à une hauteur minimale de 1,60 m  «les voitures des représentants des forces de l’ordre public qui précèdent la voiture d’un chef d’institution ou d’un cortège officiel, les véhicules de services de police, de gendarmerie, de lutte contre l’incendie et d’ambulance, les services de voirie pour signaler la présence d’un engin de servitude». Le cortège officiel du Premier ministre peut donc parfaitement rouler en sens interdit si besoin est, il doit aussi rouler à vive allure (la vitesse minimum d’un cortège officiel est de 80km/h).

En tout cas, le Premier ministre  suit de près le cas des enfants accidentés. A ce titre, la primature a assuré le transport des blessés jusqu’à l’hôpital, en dépit du fait que certaines personnes malintentionnées ont tout fait pour bloquer justement la voiture qui devait assurer ce transport. Du reste, l’équipe de la primature reste au chevet des deux blessés et de la famille depuis vendredi jusqu’à ce jour, en prenant en charge tous les soins nécessaires.

Rakoto

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