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Elections: les partenaires internationaux restent aux aguets

Elections: les partenaires internationaux restent aux aguets

La communauté internationale semble n’être pas encore totalement rassurée par la situation politique à Madagascar. Le retour d’Abdoulaye Bathily au pays en est une illustration.

De sources concordantes, le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations unies pour Madagascar, le Professeur Abdoulaye Bathily, sera bientôt de retour à Madagascar, plus précisément du 18 au 25 septembre prochain. Jusqu’ici, l’objet de sa visite n’est pas encore officialisé. Pour autant, nul doute que cela concerne le processus électoral, dont le premier tour de la présidentielle qui se déroulera le 7 novembre.

En mai dernier, il était déjà venu à Madagascar pour débloquer la crise  politique née de l’adoption des textes électoraux auprès de l’Assemblée nationale. Il s’était alors entretenu avec  d’autres médiateurs dont le Haut représentant de l’Union Africaine, Ramtane Lamamra, l’envoyé spécial de la Sadc, Joaquim Chissano, ainsi que l’envoyé spécial de l’Union Européenne, Koen Vervaeke, qui se trouvait aussi  à Madagascar.

Processus irréversible

Cette visite qui s’inscrit dans la suite de ses dernières rencontres  se situe, par ailleurs, dans un contexte particulier suite à la démission du président-candidat, Hery Rajaonarimampianina, et à la passation de pouvoir à l’endroit de son intérimaire, l’ancien président du Sénat, Rivo Rakotovao. L’arrivée du conseiller spécial du Secrétaire général des Nations unies intervient juste après celle de Ramtane Lamamra. D’après le communiqué de la présidence, il a été indiqué que cette personnalité est venue pour confirmer l’engagement constant de l’Union Africaine par rapport au processus électoral. «L’investiture du Président que les Malgaches auront choisi sera un fait très important qui rehaussera le prestige de Madagascar en Afrique, et dans le monde, tout en étant un approfondissement et une consolidation du processus démocratique dans le pays», avait -t-il d’ailleurs indiqué à la presse.

Jusqu’ici, en tout cas, la dynamique du processus électoral enclenché depuis la mise en place du nouveau gouvernement se poursuit. En dépit de diverses tentatives  pour retarder l’échéance, les dés sont jetés. Le report ou l’annulation des élections n’a plus lieu d’être, notamment suite aux décisions et avis de la Haute cour constitutionnelle (HCC) de ces derniers jours.

 Rakoto

 

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