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Sécurité des consommateurs: renforcer les capacités phytosanitaires

Sécurité des consommateurs: renforcer les capacités phytosanitaires

Une trentaine de pays africains se penchent sur la protection de l’environnement grâce à la santé des plantes. Un atelier régional est organisé depuis hier et pour trois jours, à Antananarivo, dans l’objectif de renforcer les capacités phytosanitaires et de partager les meilleures pratiques en matière de santé des plantes, en tenant compte des aspects environnementaux.

Des représentants des organisations nationales de protection des plantes, venant de 30 pays africains, se réunissent depuis hier, à l’hôtel Ibis Ankorondrano, afin de préparer des positions régionales sur les normes internationales, de renforcer les capacités phytosanitaires et de partager les meilleures pratiques en matière de santé des plantes, en tenant compte des aspects environnementaux.

Organisé par le secrétariat de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) et l’Organisation des Nation unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cet atelier est accueilli par le gouvernement de Madagascar et soutenu par Conseil phytosanitaire international de l’Union africaine. Les ateliers régionaux de la CIPV ont été organisés, au cours des dernières années, pour appuyer l’établissement de normes et le renforcement de capacités des parties contractantes à la CIPV en Afrique et dans six autres régions.

Le thème annuel des ateliers régionaux de la CIPV de cette année 2018 est «Protection des végétaux et de l’environnement». «Notre objectif est de sensibiliser à l’importance de la santé des plantes dans la protection de l’environnement et la biodiversité et nous appelons la communauté de la CIPV à collaborer avec d’autres conventions et partenaires pour maximiser l’impact de nos normes», a déclaré Jingyuan Xia, secrétaire de la CIPV, lors de l’ouverture de cet atelier.

Quid de la chenille légionnaire

Dans le cadre du programme de l’atelier, le renforcement de capacités des participants est axé, entre autres, sur l’e-phyto et le commerce électronique, les actions phytosanitaires, la détermination du statut phytosanitaire dans une zone.

L’invasion des chenilles légionnaires d’automne, devenue aujourd’hui un fléau mondial, est également au centre des discussions durant cet atelier. «Les chenilles légionnaires d’automne sont aujourd’hui détectées également en Inde, en Asie. Le fléau est devenu un problème mondial», a déclaré Jingyuan Xia. Ce qu’a confirmé Tovondrika Rakotobe, secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’élevage, tout en indiquant que, pour une île comme Madagascar, les échanges commerciaux peuvent effectivement être vecteurs de maladies ou de parasites comme ce type de chenille. «Nous somme conscients du fait que le changement climatique a favorisé la propagation de la chenille légionnaire. Détectée depuis près d’une année à Madagascar, la chenille s’est dispersée très rapidement, notamment dans la partie sud de l’île jusque dans le Bongolava. Outre l’utilisation des pesticides, la lutte biologique est également priorisée. Mais pour l’instant, la chenille légionnaire demeure», a-t-il expliqué. Ceci pour dire que la lutte contre des fléaux de ce genre relève d’un enjeu important pour chaque pays.

Rappelons que la CIPV est un traité international établi en 1952, dont la mission est de protéger les ressources végétales mondiales en empêchant l’ introduction et la propagation de parasites nuisibles.

Arh.

 

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