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La corde au cou

La corde au cou

Ô rage, ô désespoir ! L’héritier légitime du président de la République démissionnaire devrait se rappeler de ce célèbre monologue du Cid de Corneille en constatant la limite des pseudo-pouvoirs qu’on lui a légués.

Outre le titre ronflant lui permettant de siéger dans les locaux du Palais d’Etat d’Ambohitsorohitra, le poste attribué à l’intérimaire n’aurait été qu’une coquille vide si l’on se réfère à la situation où le chef du gouvernement reste le seul maître à bord désormais en l’absence du président élu. L’avis de la Haute cour constitutionnelle (HCC), sur requête du président-candidat sur les attributions de son alter ego, a fait transparaître à l’avance le miroir aux alouettes mais il a été impossible de faire machine arrière, pour différentes raisons peut-être. Raison personnelle oblige en marge de la raison d’Etat certainement. Les grandes décisions ainsi que l’organisation des élections échappent au Chef d’Etat intérimaire qui n’a d’autre alternative que les « m’as-tu-vu » et autres gesticulations spectaculaires dans des déplacements publics qui ont débuté par des huées des spectateurs lors du match dramatique du wek-end au stade de Mahamasina. Mauvais début quand même pour un poste longtemps convoité…

Des indiscrétions font état d’un probable cadeau empoisonné offert à un éventuel mauvais héritier pour lui lier poings et pieds en cas de tentative de trahison.  Dans le cas actuel, on lui a mis la corde au cou pour mieux le contrôler dans ses faits et gestes, dit-on.

Manou

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