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Suvi d’un malade d’alzheimer: témoignage d’une proche

Suvi d’un malade d’alzheimer: témoignage d’une proche

Nicole Rambelo a été la fille d’un homme du troisième âge atteint de la maladie d’Alzheimer. Elle raconte comment toute la famille avait appris la maladie de leur père et s’organiser pour y faire face.

. Les Nouvelles : Quand et comment avez-vous découvert que votre père est atteint de la maladie d’Alzheimer ?

– Nicole Rambelo : 7 ans avant sa mort. En fait, nous avions remarqué que certains de ses comportements ont changé. Il avait des pertes de mémoire et il perdait la notion du temps et le sens de l’orientation. A force de discuter et de recueillir des informations à gauche et à droite, notamment sur internet, nous avions su plus tard que notre père avait été atteint de la maladie d’Alzheimer.

. Quelles ont été alors vos réactions ?

– Une fois la maladie confirmée par le docteur, la famille s’était réunie, du plus grand au plus petit, pour se préparer aux différents comportements qu’il faut adopter devant le malade, une étape très importante dans le traitement de la maladie.

. C’est-à-dire ?

– En un mot, cela se résume d’abord par accepter la situation et se plier aux moindres désirs du malade dans la mesure du possible. Si l’on est obligé de le contrarier, il faut le faire avec douceur et beaucoup d’attentions. Des mesures qu’on ne pouvait accomplir sans dévotion et amour, à titre de «Valim-babena» ou redevabilité. On avait établi ensuite le calendrier d’accompagnement sur lequel toute la famille a pris part. En effet, un malade d’Alzheimer nécessite un accompagnement perpétuel du fait de sa perte de la notion du temps. Des rééducations sont également entreprises afin de réveiller ses automatismes. A l’exemple du fait d’aller aux toilettes ou encore de porter à sa bouche une cuillère pour manger.

. Et tout cela a apporté du changement ?

– Il était devenu plus sociable, ce qui n’était toujours pas le cas auparavant, où il s’irritait pour un rien, étant incapable de communiquer correctement. Je peux vous affirmer que le jour de sa mort, il est parti en paix avec le sourire aux lèvres, sans le moindre spasme.

 

Propos recueillis par Sera R.

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